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Cartographie des risques psychosociaux aux Urgences et dans les SAMU (Communiqué)

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L’AMUF réalise depuis trois semaines une enquête sur les risques psycho-sociaux dans les services d’urgences et les SAMU. Cette période d’été est extrêmement difficile pour les urgentistes et force est de constater que rien n’a été anticipé par le Ministère. Il semble que les véritables problèmes des professionnels des urgences ne soient pas pris en compte.

Ce que met en évidence notre enquête flash, à laquelle plus d’un tiers des services ont déjà répondu, est très alarmant pour les professionnels car 68% connaissent des cas de burn out. Le problème majeur est la dégradation des conditions de travail et stress qui en résulte, principal motif des démissions, des abandons de la spécialité et, dans certains cas heureusement rares, de suicides : il n’est pas du tout appréhendé et considéré par les autorités. C ‘est bien de parler de la qualité des structures mais la première condition de la qualité des soins, c’est d’être soigné par des professionnels en bonne santé !

Deuxième problème très urgent, la démographie médicale. 84% des structures ont du mal à faire les plannings, c’est à dire à trouver des médecins pour prendre les postes dans les urgences et les SAMU. Pire dans 58% des structures, il y a plus de départs que d’arrivées. Nous dénonçons la création de la spécialité qui par la pénurie et la sélection qu’elle entraîne est en train de créer un énorme problème de recrutement alors que plus de 25 % des postes d’urgentistes titulaires sont actuellement vacants. Le gouvernement doit réagir, c’est extrêmement urgent.  A ce jour, la très grande majorité des services d’urgences et SAMU n’a pas les effectifs pour assurer un fonctionnement correct des structures et garantir la continuité du service public.

Nous demandons un rendez-vous à la Ministre afin de parler de ce problème social capital. Pour l’AMUF la solution passe par une refonte du statut de PH, une réforme de fond des spécialités, une territorialisation de la gestion des ressources humaines, afin que les CHU ne soient plus hégémoniques et ne concentrent pas les moyens dans les seules métropoles.

Une des urgences est d’organiser la coopération des différents intervenants dans les territoires, notamment les SAMU et les pompiers, en lien avec la médecine de ville. Il ne doit pas y avoir de concurrence ni entre les services, ni entre les hôpitaux. Nous partageons le diagnostic pessimiste des autres syndicats, du Conseil de l’ordre et de l’Académie de médecine : le système de santé est en train de s’effondrer. Il est donc indispensable d’engager des réformes profondes du fonctionnement de notre système de santé en prenant en compte l’avis des professionnels de terrain que nous sommes.

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