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Va-t-on enfin étudier sérieusement la privation de liberté de certaines personnes âgées ?

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J-M. DELARUE, Contrôleur des lieux de privation de liberté, propose que ses fonctions soient élargies aux établissements pour personnes âgées.

 

  • Oui à la réflexion

Pour l’AD-PA cette initiative peut être positive si elle permet d’amener dans le débat public l’interrogation sur les unités fermées pour personnes désorientées (par exemple atteintes de pathologie Alzheimer).

En effet, des personnes qui n’ont commis aucun crime ou délit y sont enfermées par la Société par manque de réflexion sur leur situation et par manque de personnels.

Ainsi, à la demande des organisations professionnelles, l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé), ancêtre de l’HAS (Haute Autorité de Santé) s’était penchée sur ces questions. Elle recommandait, en 2004, des professionnels en nombre suffisant proposant des activités aux personnes âgées, ou les accompagnant pour des sorties, afin d’éviter ces situations d’enfermement. Mais cette préconisation est restée lettre morte et la Société a préféré continuer  à enfermer des personnes âgées pour faire des économies ; les personnes âgées fragilisées continuent à être des citoyens de seconde zone.

 

  • Non aux contrôles inutiles

Les contrôles supplémentaires laisseraient entendre que la Société bonne devrait se protéger de professionnels déviants. Or l’essentiel est d’interroger les règles liberticides que la Société a implicitement posées.

L’AD-PA attend donc de J-M. DELARUE qu’il pose les questions de citoyenneté des personnes âgées et de manque de personnels.

Elle s’opposera, par contre, à la mise en place de contrôles s’ajoutant aux nombreux existants déjà, inopinés ou pas, qui ne serviront à rien si l’on ne change pas radicalement la situation actuelle.

Dans le même ordre d’idée, l’AD-PA attend aussi de J-M. DELARUE qu’il s’intéresse à la situation des personnes âgées enfermées à leur domicile ou dans le domicile de leurs proches puisque c’est à domicile qu’ont lieu 80 % des maltraitances selon toutes les études indépendantes.

 

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