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Recherche médicale : la piste du Dlt-inhibitor pour contrer l’antibiorésistance (Communiqué)

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L’OMS classe l’antibiorésistance parmi les dix plus grandes menaces pour la santé mondiale. Certaines bactéries deviennent de plus en plus résistantes : les antibiotiques perdent leur efficacité́, rendant les infections plus difficiles, voire impossibles à traiter. C’est le cas des bactéries Gram positives, responsables notamment d’infections urinaires, de la pneumonie ou encore d’infections à staphylocoque doré.

Une série de quatre protéines (DltA, DltB, DltC, DltD) est plus particulièrement impliquée dans le phénomène de résistance: ces protéines développent un mécanisme pour empêcherl’antibiotique de pénétrer dans la bactérie ou bien pour l’évacuer.

Forts de ces connaissances, les biologistes et les chimistes de l’université de Caen explorent de nouvelles pistes pour contrer le phénomène de résistance.

Mais quelles sont les solutions ?

Rares sont les nouveaux antibiotiques à parvenir, aujourd’hui, sur le marché du médicament. La mise au point d’un médicament est, de fait, un chemin long, coûteux et complexe, d’autant plus lorsqu’il s’agit de s’attaquer à des bactéries qui, par nature, vivent, se multiplient et mutent en permanence pour mieux s’adapter.

La stratégie privilégiée consiste donc, non pas à sortir de nouveaux traitements, mais à réactiver les performances des antibiotiques ayant perdu leurs effets. Et ce grâce à de nouvelles combinaisons : il s’agit d’ajouter aux antibiotiques des molécules capables d’inhiber le fonctionnement des protéines responsables de la résistance.

Les chimistes de l’université de Caen travaillent donc sur unemolécule de référence (Dlt-inhibitor) dont l’action est particulièrement prometteuse. Problème : cette molécule se dégrade facilement et n’est donc efficace qu’en grande quantité. Il leur faut donc non seulement améliorer son efficacité et la rendre stable dans le milieu de culture, tout en développant des méthodes de synthèse toujours plus innovantes.

Thierry Lequeux, directeur du LCMT (Laboratoire de chimie moléculaire et thio-organique) de l’université de Caen se propose d’échanger avec vous sur la problématique de l’antibiorésistance et sur la piste du Dlt-inhibitor qui pourrait changer les choses.

> Contact presse : Sandra Ammara – 06 79 92 71 34

 

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