Filtres
Type d'information
Secteur
Zone géographique
Période
Tri

L’Institut Paris Region publie « Conditions de vie et d’études dans les formations sanitaires et sociales – Prendre soin des futurs soignants » (Etude)

Imprimer la liste
Share

L’Institut Paris Region publie, le 13 février, l’étude « Conditions de vie et d’études dans les formations sanitaires et sociales – Prendre soin des futurs soignants ».

Le schéma régional des formations sanitaires et sociales 2023-2028 vise, dans son deuxième axe, à « améliorer les conditions de vie et d’études des apprenants et assurer un soutien aux opérateurs de formation pour améliorer la réussite globale. ».

Afin de mieux connaître les conditions de vie et d’études effectives des élèves et étudiants inscrits dans ces formations la Région a confié à L’Institut la réalisation d’une enquête en ligne. Plus de 40 000 étudiants sont inscrits dans une formation paramédicale ou sociale en Île-de-France. Près de 2 800 ont répondu à cette enquête menée de juin à juillet 2024, avec l’appui des centres de formation.

Quelques-uns des principaux résultats :

  • Les formations paramédicales et sociales ont une proportion particulièrement élevée de femmes (91%) et des étudiantes un âge plus avancé (17% de + de 30 ans), notamment dans les formations de niveau secondaire. 80% des étudiants disent rencontrer des difficultés dans le cadre de leur formation. La densité des emplois du temps semble en cause, alternant périodes de cours et stages. L’expérience des stages est source de découragement : maltraitance, discrimination,…
  • Un étudiant sur cinq n’a pas accès à un ordinateur, ou une tablette à usage personnel. Dans les formations paramédicales et sociales, les étudiants bénéficient moins souvent des équipements et services d’appui à la vie étudiante que dans les autres filières.  L’éloignement des sites universitaires les privent souvent notamment de l’accès à des repas à tarif avantageux.
  • Près de 60 % des étudiants des formations sociales et paramédicales de niveau supérieur résident chez leurs parents, une proportion supérieure de 11 points à celle des autres étudiants franciliens en 2020. L’enquête révèle plusieurs situations de mal-logement qui relèvent de l’urgence sociale.
  • Du fait de la mauvaise desserte d’une partie des centres de formation et des terrains de stage par les transports en commun, les élèves et étudiants empruntent plus souvent la voiture pour se déplacer, avec les frais supplémentaires. La durée moyenne d’un déplacement vers le site d’enseignement est de 50 minutes pour les élèves et étudiants des formations sociales et paramédicales.
  • 4 étudiants sur 10 travaillent en plus de leurs études, une part proche de la moyenne des étudiants ; L’activité rémunérée, souvent liée au secteur, n’est pas toujours compatible avec des emplois du temps chargés et mouvants, entrainant une précarité nettement plus importante et des inquiétudes sur le financement des années d’études restantes.
  • L’épuisement et la nervosité conduisent près de la moitié des étudiants de niveau post-bac à connaître une situation de détresse psychologique, un constat qui interpelle les équipes en charge des formations, mais aussi des stages et des services d’appui à la vie étudiante.

Les résultats de l’enquête confortent la mise en œuvre de politiques coordonnées entre les différents acteurs, telles celles engagées actuellement :

  • l’amélioration de l’accueil en stage comme à l’APHP, via l’établissement d’une charte et d’une rémunération du tutorat
  • la lutte contre les abandons via le soutien de la Région Île-de-France à des initiatives menées par les centres de formation (remises à niveau, accompagnement social et psychologique, analyse de pratiques, aide à la réorientation, tutorat ou mentorat…) ; ou le programme d’accompagnement des étudiants expérimenté dans 4 Ifsi par l’ARS
  • l’amélioration de l’accès aux équipements et services d’appui à la vie étudiante via des conventions avec les universités et les Crous, et via des actions de communication
  • la lutte contre la précarité via les bourses, les indemnités de stages, les prises en charge des frais de transport, les aménagements horaires pour pouvoir exercer une activité rémunérée, la communication sur les aides existantes, l’accès facilité à la restauration et aux distributions alimentaires et autres aides d’urgence des Crous et de la Région ; par exemple : l’augmentation des contrats d’allocation d’étude qui permettent aux étudiants d’avoir une rémunération en contrepartie d’un engagement à travailler une certaine durée dans un établissement
  • la lutte contre la détresse psychologique via la clarification des ressources disponibles, certaines soutenues par la Région
  • enfin l’amélioration de l’accès au logement étudiant ou jeune actif à tarification sociale au sein des opérations cofinancées par la Région.

L’étude détaillée à lire ICI

Contact presse : Sandrine KOCKI – sandrine.kocki@institutparisregion.fr

www.institutparisregion.fr

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Share