Chaque été, du 1er juin au 15 septembre, Santé publique France, en collaboration avec Météo-France et la Direction Générale de la Santé, surveille l’impact sanitaire des vagues de chaleur nécessitant une prévention renforcée (niveau orange et rouge de la vigilance météorologique canicule) et met en place des actions de prévention. L’Agence suit notamment les indicateurs de recours aux soins d’urgence, la mortalité attribuable et les accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur.
Santé publique France publie aujourd’hui le bilan sanitaire de l’été 2024, ainsi que les actions de prévention menées, dans un contexte particulier marqué par les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Pour chaque région de France hexagonale ayant connu une canicule, un bulletin spécifique est également disponible.
Points clés :
- L’été 2024 a été plus chaud que la normale de 0,7°C, avec des contrastes régionaux, le pourtour méditerranéen ayant été plus impacté. Il se classe comme le 8e été le plus chaud depuis 1900, d’après Météo-France. La principale canicule a eu lieu du 28 juillet au 14 août, avec 43 départements et 40% de la population concernés pour une durée moyenne de 4,7 jours.
- Plus de 17 000 recours aux soins d’urgence pour l’indicateur sanitaire composite iCanicule (comprenant les hyperthermies, déshydratations et hyponatrémies) ont été enregistrés pendant l’été et en particulier pendant les canicules (augmentation d’un facteur 2 des passages aux urgences et 3 pour les consultations SOS médecins). Toutes les classes d’âges étaient concernées, plus particulièrement les personnes de 75 ans et plus qui ont représenté 52 % des passages aux urgences et 24 % des consultations SOS pour l’indicateur iCanicule.
- Plus de 3 700 décès sont attribuables à une exposition de la population à la chaleur sur l’ensemble de la période de surveillance de l’été, soit plus de 2 % de la mortalité toutes causes observée. Pendant les épisodes de canicules, plus de 600 décès sont attribuables à une exposition de la population la chaleur, soit plus de 10 % de la mortalité toutes causes observée pendant ces épisodes. Des décès ont été observés pour l’ensemble des classes d’âge, mais majoritairement et pour plus de trois quart chez les personnes âgées de 75 ans et plus, que ce soit sur l’ensemble de l’été, et pendant les épisodes de canicules.
- Sept accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur ont été notifiés par la Direction Générale du Travail. Ces accidents du travail mortels ont concerné des hommes âgés de 39 à 71 ans. Six de ces accidents du travail mortels sont survenus dans le cadre d’une activité professionnelle de construction et travaux ou d’agriculture.
- En raison de l’organisation des jeux olympiques et paralympiques, la diffusion d’outils papier de prévention en anglais a été amplifiée.
- En lien avec le collège de médecine générale (CMG), Santé publique France a sensibilisé les médecins généralistes aux modalités de prise en charge des patients vulnérables à la chaleur via une newsletter.
- Les impacts sanitaires constatés soulignent l’importance de mettre en place des mesures de prévention pour diminuer l’impact de la chaleur, durant les canicules mais aussi durant tout l’été, et la nécessité d’une stratégie d’adaptation au changement climatique renforcée, au niveau national et territorial.
Vous trouverez également le bilan 2024 au format Data visualisation.
Contacts presse : Santé publique France – presse@santepubliquefrance.fr