La mortalité infantile en France augmente depuis 2012, à rebours de la tendance observée dans la majorité des pays européens. Cette hausse est entièrement imputable à l’augmentation de la mortalité néonatale (entre 1 et 27 jours de vie), qui représente désormais plus de 70 % des décès avant un an.
En comparaison européenne, la France est passée de la 3ème à la 23ème place en une décennie, avec environ 1 200 décès en excès chaque année en comparaison des pays les plus performants. Ces décès concernent principalement les nouveau-nés prématurés, population particulièrement vulnérable, dont la survie dépend directement de la qualité des soins critiques.
« La dégradation des soins critiques néonatals contribue probablement de manière significative à l’augmentation de la mortalité infantile en France. Une réforme urgente et ambitieuse de l’organisation des soins critiques néonatals est nécessaire pour inverser cette tendance préoccupante », insistent-ils.