Transports, éducation, santé… des appels à la mobilisation ont été lancés dans tout le pays pour ce 18 septembre.
Parmi eux, l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).
« Depuis le 1er juillet dernier, les pharmaciens d’officine sont mobilisés contre la baisse du plafond des remises commerciales sur les médicaments génériques, confirmée par un arrêté paru le 4 août dernier, rappelle par exemple l’USPO.
Par cette décision unilatérale, le Gouvernement BAYROU a fait le choix de la rentabilité de l’industrie pharmaceutique et de la dégradation du système de santé. Il a signé la mort prochaine de 1 000 officines, en plus des 2 145 qui ont fermé depuis 10 ans, et la suppression de 20 000 emplois. Il a privé des millions de patients d’une offre de soins de proximité et des centaines de territoires de leur dernier service de santé.
En tant que professionnels de santé du quotidien, nous ne pouvons accepter cette perspective. Nous avions prévenu : cette mobilisation inédite ne s’interrompra qu’avec l’annulation de cette décision mortifère. La chute du Gouvernement BAYROU n’était qu’une étape.
Comme annoncé, les pharmaciens feront donc front uni ce jeudi 18 septembre, par une fermeture massive des officines et des manifestations partout sur le territoire. Et alors qu’ils lutteront pour leur survie, le Comité économique des produits de santé a choisi de se réunir, le même jour, pour acter une nouvelle baisse des prix des médicaments et une nouvelle dégradation de l’économie officinale. Cette provocation ne fait que décupler notre colère et notre détermination.
Nous en appellerons donc au nouveau Premier ministre, Sébastien LECORNU, et à son futur Gouvernement pour revenir sur la décision de son prédécesseur. Le rétablissement du plafond de remises de 40 % est un préalable indispensable au retour du dialogue et à l’élaboration concertée d’un nouveau modèle de rémunération. »
EN SAVOIR PLUS SUR L’APPEL À LA MOBILISATION DE L’USPO
Le SNPHARE soutient lui aussi la mobilisation du 18 septembre, organisée par les grandes centrales syndicales pour marquer leurs préoccupations sur le budget 2026 et les attaques contre la santé de tous les Français. Consulter le communiqué complet du SNPHARE
APH appelle elle aussi à soutenir la mobilisation du 18 septembre 2025 pour défendre « un budget de justice sociale ».
Depuis de nombreux mois, la crise politique qui secoue tout le pays entraîne des incertitudes sur la pérennité des services publics et impacte notre système de santé. Action Praticiens Hôpital, union d’Avenir Hospitalier et de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, appelle à sortir de ce marasme et de ce pilotage à vue pour retrouver l’ambition et la fierté de vivre dans un pays respectueux des citoyens, de leur travail et de leur santé. Lire le communiqué complet.
Les Mutuelles de France dénoncent également « la politique d’injustice sociale ».
Dans ce contexte, le Sniil rappelle quant à lui ses revendications pour la profession infirmière. La revalorisation des actes infirmiers et la reconnaissance des nouvelles compétences sont indispensables pour garantir un meilleur accès aux soins pour tous, sur l’ensemble du territoire et préserver le pouvoir d’achat des infirmières et infirmiers libéraux.
Les kinésithérapeutes seront également en grève et fermeront leurs cabinets.