A l’occasion de ses vœux pour 2026, le Président de la République a présenté la probable et prochaine légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté comme une œuvre « utile pour le pays », souhaitable pour l’année à venir. Pourtant, cette mesure n’est prioritaire que pour 11% des Français (Toluna – Harris Interactive 09.25).
La Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs rappelle aussi que l’euthanasie était une pratique courante dans les années 80, avant que les soins palliatifs ne soient développés dans notre pays. A cet égard, cette légalisation apparait davantage comme une régression pratique et éthique, ce que répète depuis plusieurs années la quasi-totalité des professionnels de santé qui prennent en charge concrètement les personnes en fin de vie en soins palliatifs, en gériatrie, ou encore en cancérologie. Il est ainsi illusoire de penser que la légalisation de la mort provoquée puisse apparaître comme une marque de progrès, offerte par nos élus en cadeau aux générations futures.
Pour 2026, la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs appelle en revanche de ses voeux à l’amélioration effective de l’offre de soins palliatifs pour tous les Français, ce qui est promis par la loi depuis 25 ans mais qui n’est toujours pas une réalité pour la moitié de la population. A ce jour, 31 décembre 2025, la stratégie décennale, sensée répondre à cette problématique, demeure sans pilote, sans suivi, sans indicateurs et sans contrôle.
La Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs présente enfin tous ses voeux et tout son soutien aux patients qui ne peuvent plus guérir, à leurs proches, et à tous les soignants qui les accompagnent et leur procurent les soins.
« Plutôt que de souhaiter la sacralisation de la décision solitaire dans la souffrance par la légalisation de l’assistance au suicide et de l’euthanasie, j’espère pour 2026 un sursaut de fraternité, un engagement renouvelé des soignants, un développement des politiques publiques d’accompagnement de la maladie grave, du grand âge et de la fin de vie », déclare Ségolène Perruchio, Présidente de la SFAP.
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