La crise que traverse actuellement la médecine ambulatoire rejoint celle vécue depuis plusieurs années par le secteur hospitalier : perte d’attractivité, surcharge administrative, désorganisation du parcours de soins, désengagement de l’État dans la reconnaissance du travail médical. Ces difficultés sont le symptôme d’une même fragilisation du système de santé français.
Notre profession est administrativement attaquée alors qu’elle vit une crise démographique sans précédent, conséquence de décisions prises il y a plus de trente ans par les pouvoirs publics et dont la correction tardive sera sans effet avant dix ans.
APH rappelle que l’avenir de notre système de santé repose sur une coopération étroite et respectueuse entre les différents modes d’exercice. Sans médecins libéraux en mesure d’assurer un suivi de proximité, l’hôpital public se voit contraint d’absorber une demande croissante de prises en charge, en particulier en urgence, pour laquelle il n’est pas dimensionné.