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Cancer du col de l’utérus : les professionnels de santé s’unissent pour un plan d’éradication réaliste et immédiat (Communiqué)

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Lors de cette semaine européenne de la prévention du cancer du col de l’utérus (CCU), et alors que la campagne de vaccination HPV débute dans les collèges, 19 organisations d’associations d’usagers et de professionnels desanté, (biologistes médicaux, gynécologues, anatomopathologistes et sages-femmes), interpellent les Autorités sanitaires. 

Leur message est unanime : nous avons les outils pour éradiquer ce cancer, mais le parcours de soins actuel laisse 40% des femmes sur le bord du chemin. Ils proposent un « choc de simplification » du dépistage.

Le cancer du col de l’utérus est la cause de près de 1 000 décès évitables par an en France(1). Un chiffre inacceptable alors que ce cancer pourrait être quasiment éradiqué.

Face à ce constat, une coalition inédite d’acteurs de santé de proximité a adressé une feuille deroute pragmatique (2) à la Haute Autorité de Santé, l’Institut national duCancer, le Ministère de la Santé et de l’Accès aux soins, ainsi qu’à l’Assurance Maladie, afin de transformer chaque  contact médical en opportunité de dépistage, de prévention et de vaccination.

 

Le constat : un système qui rate sa cible 

Malgré les efforts, 40 % des femmes ne sont pas ou mal dépistées (3). Paradoxalement, beaucoup de ces femmes fréquentent régulièrement les cabinets ou laboratoires de biologie médicale pour d’autres motifs, sans que leur statut de dépistage ne soit vérifié. C’est une perte de chance immense.

Les biologistes médicaux et autres. professionnels de santé de proximité (médecins traitants, anatomopathologistes, gynécologues et colposcopistes, sages-femmes, etc.) sont en première ligne pour agir. Ils proposent un parcours de dépistage proactif et coordonné pour ne laisser aucune femme de côté.

 

La solution : 4 propositions pour un parcours « zéro occasion manquée »

1. Ouvrir l’accès à l’information pour les soignants (Le « Module d’Éligibilité ») 

C’est la pierre angulaire de la réforme. Aujourd’hui, un professionnel de santé ne peut pas savoir instantanément si une patiente est à jour de son dépistage.

    • La demande : le déploiement urgent d’un module numérique national, intégré aux logiciels métiers et à Mon Espace Santé, permettant aux acteurs de santé (médecin, biologiste médical, sage-femme, …) de vérifier l’éligibilité d’une patiente en temps réel.

2.  Un parcours de dépistage individuel coordonné : le mode d’entrée principal dans le dépistage 

    • L’action : face à une femme non dépistée, le professionnel doit pouvoir proposer un dépistage, en réalisant un prélèvement cervico utérin ou en remettant un kit d’auto-prélèvement vaginal (APV) selon le souhait de la patiente et le parcours défini entre les acteurs.
    • Le suivi : structurer des filières locales pour garantir que toute femme dépistée positive accède sans délai aux examens complémentaires et/ou à une prise en charge adaptée.

3. Aller vers les plus isolées

Pour les femmes qui échappent à tout suivi, la coalition soutient l’envoi postal ciblé de kits d’auto-prélèvement, avec une nouveauté cruciale : faciliter le retour du kit en le déposant chez un. professionnel de santé (laboratoires de biologie médicale, cabinets médicaux, de sage-femmes ou structures d’anatomopathologie, officines en zones de rupture de charge, etc.).

4. La prévention et vaccination 

    • Renforcer les actions de sensibilisation et vaccination dans les établissements scolaires auprès des filles et des garçons.
    • Déployer plus largement la vaccination, notamment de rattrapage, avec stock accessible (cabinets, laboratoires,…) et module devérification d’éligibilité à la vaccination afin de mettre en œuvre la stratégie « make every contact count » auprès des femmes et des hommes.

 

Un retour sur investissement sanitaire et économique 

Augmenter le taux de couverture dudépistage à 80% permettrait de réduire de 30 % l’incidence et la mortalité à 10 ans(4)L’augmentation de la couverture vaccinale permettrait d’éradiquer quasiment ces cancers. Cette stratégie, validée par des modélisations internationales, est « hautement efficiente » : elle évite des milliers de traitements lourds (chimiothérapies, chirurgies).

« Le cancer du col ne doit plus être une fatalité en France. En levant les verrous techniques comme l’accès à l’éligibilité et en plaçant les acteurs de proximité au cœur du dispositif, nous pouvons sauver des vies dès maintenant. » — Déclaration commune des signataires.

Email : info@sdbio.eu

www.sdbio.eu

 

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