La CSMF vient de recevoir la réponse de l’ARS Nouvelle-Aquitaine concernant la situation d’un maître de stage universitaire de Poitiers dont le terrain, pourtant agréé pour accueillir un docteur junior, ne sera finalement pas ouvert en novembre prochain.
Cette réponse est proprement incompréhensible.
Les faits sont pourtant simples.
Le médecin concerné est maître de stage des universités, agréé pour accueillir des docteurs juniors. Il exerce dans le quartier des Couronneries à Poitiers, quartier prioritaire de la politique de la ville. Il s’est engagé depuis des années dans la formation des jeunes médecins et a réalisé des investissements pour adapter son cabinet à l’accueil d’un docteur junior.
Mieux encore : une future docteure junior souhaite poursuivre sa formation à ses côtés, après y avoir déjà effectué un stage. Son choix est cohérent avec son projet de formation et avec ses contraintes personnelles de mobilité.
Tous les ingrédients que les pouvoirs publics disent rechercher sont donc réunis : un maître de stage volontaire et agréé, un territoire prioritaire, un cabinet adapté et une docteure junior volontaire.
Et pourtant, la réponse est non.
Pourquoi ? Parce que l’administration a décidé qu’il devait y avoir exactement autant de terrains ouverts que de docteurs juniors à affecter et qu’autoriser un terrain supplémentaire risquerait de créer un « précédent ».
Voilà donc où nous en sommes : le respect d’un mécanisme administratif devient plus important que la rencontre entre un projet pédagogique, un médecin formateur, une jeune consœur et les besoins d’un territoire.
La CSMF refuse cette logique.