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« Non-respect des quotas en orthophonie » (Communiqué)

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En avril dernier, la FNEO se réjouissait de l’avancée de la parution de l’arrêté déterminant le quota d’étudiants en orthophonie à admettre pour l’année 2017-18. Les ministères de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ainsi que des Solidarités et de la Santé ont effectivement cette année pris leurs responsabilités afin de renseigner les centres de formation universitaires en orthophonie (CFUO) du nombre d’étudiants à admettre en amont de la fin des épreuves de sélection.

Ces derniers n’ont toutefois pas été suffisamment sensibles à cette anticipation puisque nous comptons 34 places non-pourvues pour la rentrée 2017. Malgré les mises en garde de la FNEO, avec le soutien des ministères, le retour de bâton est amer.

Conscients de la difficulté et de la spécificité de leur sélection d’admission, les CFUO doivent étoffer le nombre de candidats admissibles qu’ils convoquent aux épreuves orales, mais également le nombre d’admis qu’ils mettent en attente sur liste complémentaire. Malheureusement, plusieurs d’entre eux réfutent les éléments sus-citées et présentent des néo-promotions incomplètes. Il s’agit principalement de l’Université Pierre et Marie Curie de Paris, qui comptabilise à elle seule 20 places vacantes ! Nous retrouvons également 5 places vides dans les amphithéâtres de l’Université de Strasbourg ainsi que 4 à Poitiers. Enfin, Caen, Limoges, Lyon, Nice et Tours n’honorent pas non plus leur quota fixé.

34 places vacantes, c’est priver 34 candidats à un statut d’étudiant rêvé et réfléchi depuis une, deux, parfois davantage d’années de préparation aux examens d’aptitudes d’orthophonie. C’est aussi éradiquer 34 futurs professionnels, alors que nous connaissons tous les enjeux de la démographie en praticiens orthophonistes sur le territoire.

Une perte démographique d’autant plus grande que l’été dernier aucun étudiant en orthophonie n’a été diplômé, du fait de l’année blanche marquant le passage de notre formation de 4 à 5 ans.

Les candidats et étudiants sont révoltés ! La FNEO alerte une fois de plus le gouvernement sur la situation et le saisit pour mettre un terme à ces pratiques honteuses, opposées à la démocratisation de l’accès à nos études. Soyons fermes face aux CFUO irrespectueux envers les étudiants et la formation qu’ils leur délivrent, la profession qu’ils leur enseignent !

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