Présente au 34e Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), organisé à Lisbonne du 14 au 18 juin, l’Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes (ONSSF) souligne un constat partagé à l’échelle internationale : les systèmes de santé s’appuient de plus en plus sur les sages-femmes pour répondre aux besoins des femmes et des nouveau-nés.
Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) confirment qu’un modèle de soins porté par les sages-femmes améliore significativement les résultats de santé et constitue un investissement particulièrement efficient. L’OMS rappelle qu’une profession de sage-femme formée, reconnue et pleinement intégrée peut répondre à près de 90 % des besoins essentiels en santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et de l’adolescent.
Les échanges et travaux présentés à Lisbonne ont également permis de déconstruire certaines idées reçues. Si la France a connu ces dernières années des avancées importantes dans l’élargissement des compétences des sages-femmes, l’autonomie professionnelle, la prévention et l’accompagnement global sont déjà des références dans de nombreux pays.
Les témoignages particulièrement marquants ont également rappelé combien la résilience des sages-femmes constitue un atout précieux en période de crise pour assurer la continuité des soins auprès des femmes et des nouveau-nés. Ce qui est encore parfois présenté en France comme une évolution à accompagner est déjà considéré ailleurs comme une évidence.
Dans un contexte marqué par les difficultés d’accès aux soins, les inégalités territoriales et les besoins croissants des femmes, l’ONSSF estime que la question n’est plus celle des compétences des sages-femmes, mais celle de leur pleine reconnaissance. Valoriser la profession constitue un choix de santé publique au service des femmes, des nouveau-nés et de leurs familles.
Cette dynamique internationale s’est incarnée à Lisbonne à travers la pétition « One Million More Midwives », portée par l’ICM, appelant à renforcer durablement les effectifs et la reconnaissance des sages-femmes dans le monde.
« Nous constatons que ce qui est encore présenté en France comme une évolution de l’organisation des soins et du rôle des sages-femmes est déjà un standard dans de nombreux pays. Les compétences des sages-femmes ne sont plus à démontrer ; l’enjeu est désormais celui de leur pleine reconnaissance dans les politiques de santé », déclare Caroline Combot, présidente de l’ONSSF.
Contacts presse :
- Caroline COMBOT, Présidente de l’ONSSF – presidente@onssf.org
- Adrien DI ROLLO, Directeur général de l’ONSSF – direction@onssf.org
À propos de l’ONSSF : L’Organisation Nationale Syndicale des Sages‑Femmes (ONSSF), fondée en 1953, est le syndicat majoritaire de la profession de sage‑femme en France, et représente les sages‑femmes dans tous les modes d’exercice : libéral, salarié, hospitalier ou territorial.