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Hantavirus Andes : un cas importé franco-argentin, en voyage touristique en France, a été détecté sur le territoire ; le risque de transmission est jugé très faible et des mesures de gestion ont été mises en œuvre (Communiqués)

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Les autorités sanitaires ont été informées d’un cas d’hantavirus, confirmé ce jeudi 6 août. Le patient franco-argentin, isolé avec sa famille en Espagne en Galice, est une personne en voyage touristique qui a transité en France la deuxième quinzaine du mois de juillet. Il ne présente plus de symptômes. Les autorités sanitaires ont immédiatement engagé des opérations de « contact tracing » afin de reconstituer son parcours sur le territoire français et d’identifier les personnes ayant pu être exposées.

 

Une charge virale très faible, synonyme d’un risque de transmission très limité

Au regard des premiers résultats de l’enquête épidémiologique et conformément aux données de la littérature scientifique, les autorités sanitaires estiment que la période durant laquelle le patient a pu être contagieux s’étend du 18 au 28 juillet.

Le risque de transmission est toutefois jugé faible. Il concerne uniquement les contacts les plus étroits, à savoir les personnes vivant sous le même toit ; les personnes ayant partagé une chambre ; les contacts prolongés et étroits, notamment dans les transports ; ainsi que les professionnels de santé ayant réalisé des soins sans protection adaptée.

Les experts scientifiques montrent en effet que le risque de transmission de l’hantavirus Andes est directement corrélé à la charge virale. Au moment de son diagnostic, alors qu’il présentait des symptômes, le patient avait déjà une charge virale très faible, traduisant un potentiel de transmission très limité.

Les opérations de « contact tracing », menées par les Agences régionales de santé en lien avec Santé publique France et la Direction générale de la santé (DGS), se poursuivent afin d’identifier d’éventuels contacts à risque.

Dans ce contexte, compte tenu du caractère peu marqué et non grave des symptômes ainsi que de la très faible charge virale observée, les experts de l’ANRS-MIE et Santé publique France recommandent un isolement à domicile des personnes contacts, notamment les plus proches. Cette stratégie est conforme aux recommandations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Un cas isolé sans aucun lien avec les patients du MV Hondius de mai 2026

Ce patient n’a aucun lien établi avec le foyer épidémique d’hantavirus Andes survenu sur le navire de croisière Mv Hondius en mai dernier, avec à son bord près de 150 passagers de 23 nationalités. Plusieurs cas liés à ce cluster avaient présenté des formes sévères, parfois mortelles. Les transmissions observées étaient associées aux patients les plus gravement atteints, chez lesquels la charge virale était plus élevée. Cet épisode a également confirmé le faible niveau de contagiosité de l’hantavirus Andes en dehors des situations d’exposition à haut risque, aucun cas secondaire n’ayant été identifié parmi les personnes considérées comme contacts à faible risque.

Les autorités sanitaires restent pleinement mobilisées. Elles poursuivent les investigations en lien avec l’ensemble des acteurs concernés et communiqueront régulièrement sur l’évolution de la situation.

 

Qu’est-ce que l’hantavirus et l’hantavirus Andes ?

Les hantavirus sont des virus transmis par des rongeurs infectés, principalement par inhalation de poussières contaminées par leurs urines ou leurs excréments. Il s’agit d’une maladie rare mais grave, pouvant être mortelle. Chez l’homme, certains hantavirus provoquent deux types de maladies :

  • Fièvre hémorragique avec syndrome rénal (surtout en Europe et en Asie)
  • Syndrome cardio-pulmonaire (surtout en Amérique, plus grave)

Il existe 140 types d’hantavirus, présents sur tous les continents, parmi lesquels le virus Andes.

Le virus Andes, présent en Amérique du Sud, se distingue par une capacité rare de transmission interhumaine lors de contacts étroits et prolongés. Après une incubation pouvant aller d’une à six semaines, l’infection débute généralement par un syndrome pseudo-grippal associant fièvre, courbatures et fatigue. Les formes graves peuvent évoluer vers une atteinte rénale ou une détresse respiratoire sévère.

Á ce stade, nous ne sommes pas face à un virus présentant une circulation diffuse dans la population.

Pour en savoir plus : 

Contacts presse : 

Centre de crises sanitaires – Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées – alertes-presse@sante.gouv.fr

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