L’escalade du conflit et les déplacements massifs de population au Yémen accroissent le risque d’épidémies de maladies infectieuses. La promiscuité, l’accès insuffisant à l’eau potable et la désorganisation des services de santé exposent un nombre croissant de personnes au choléra, à la rougeole et à d’autres maladies évitables.
La dernière escalade, qui a débuté le 6 août, a déplacé plus de 200 000 personnes dans 10 gouvernorats, coïncidant avec une forte augmentation de la transmission du choléra.
Le nombre de cas suspects de choléra a triplé en trois semaines, passant de 217 lors de la 36e semaine épidémiologique à 647 lors de la 39e semaine. Le Yémen a recensé 8 034 cas suspects et 27 décès cette année, dont un quart au cours des quatre dernières semaines.
Cinq gouvernorats du sud-ouest accueillant un grand nombre de personnes déplacées – Abyan, Lahj, Al-Dhale’e, Taïz et Aden – représentent 92 % des cas déclarés.