Depuis plusieurs mois, les médecins qui pratiquent les actes de médecine esthétique sont dans le collimateur de l’exécutif : ils seraient LA CAUSE des difficultés d’accès aux soins : pas le numerus clausus que les gouvernements successifs ont fait perdurer au-delà du bon sens, pas la première année de médecine et Parcoursup qui aboutissent à l’abandon de 20 % des étudiants en médecine passés en deuxième année, pas la casse de l’attractivité parmi les tarifs les plus bas d’Europe et les contraintes administratives exponentielles et pas la trouvaille de taxer le cumul emploi-retraite jusqu’à exiger le bénévolat !
Non, tout cela n’a pas d’importance, les coupables sont ces médecins qui ont osé créer des techniques répondant à des besoins, depuis 1973 avec la fondation de la Société Française de Médecine Esthétique par le Dr Jean-Jacques Legrand, endocrinologue de son état (et ni dermatologue ni chirurgien esthétique). Les médecins généralistes ont contribué à développer et à transmettre cette nouvelle discipline ainsi qu’à en fonder l’enseignement, le CNME en 1992, le DIU MMAA en 2006…
Les médecins généralistes ne sont pas arrivés pour s’approprier la médecine esthétique, au contraire, ils ont contribué à la bâtir, à l’enseigner et à la faire vivrre.