La dégradation de la périnatalité en France, marquée notamment par une mortalité infantile parmi les plus élevées de l’Union européenne, a trouvé une illustration particulièrement préoccupante au CHU de Limoges. Les sept pédiatres du service de réanimation néonatale ont été en arrêt maladie plusieurs jours, conséquence d’une charge de travail devenue insoutenable. Jusque-là, ni l’administration hospitalière ni l’ARS Nouvelle-Aquitaine n’avaient apporté de réponse satisfaisante à ces difficultés.
Le Syndicat National des Pédiatres des Etablissements Hospitaliers (SNPEH) apporte tout son soutien aux pédiatres confrontés à cette situation intenable même si cette situation semblerait résolue localement.
D’autres services de néonatologie sur l’ensemble du territoire national semblent toujours en difficulté, à la limite de la rupture. Le SNPEH demande des mesures à la hauteur des enjeux pour la santé des femmes et des nouveau-nés.
Sans réduire les événements récents à ces seules difficultés, la fermeture temporaire de la maternité du CHU de Limoges a pu renforcer un sentiment d’abandon et nourrir la défiance envers les institutions et les services publics.
Le gouvernement, en particulier la Ministre de la santé et les tutelles, devraient rapidement tenir compte de la publication récente du rapport sur la périnatalité (« Pour une politique périnatale à la hauteur des enjeux ») de septembre 2026 et mettre en pratique les recommandations qui y sont proposées par les professionnels de la périnatalité pour éviter qu’une nouvelle crise des ressources humaines ne survienne.
Le Conseil d’administration du Syndicat National des Pédiatres des Etablissements Hospitaliers (SNPEH)