Il fut un temps où les journaux titraient : « Un an pour obtenir un rendez-vous chez l’ophtalmologiste ». L’accès aux soins visuels était devenu un véritable problème de santé publique.
Face à cette situation, les orthoptistes n’ont pas attendu. Ils se sont mobilisés, ont investi, se sont formés, ont développé de nouvelles organisations et ont accepté de nouvelles responsabilités. Avec les ophtalmologistes, ils ont contribué à transformer profondément l’organisation de la filière visuelle française.
Pendant des années, notre profession a été citée en exemple pour sa capacité à améliorer l’accès aux soins, à fluidifier les parcours et à apporter des réponses concrètes aux besoins de la population.
Alors, Madame la Ministre, comment une profession aussi souvent présentée comme une solution peut-elle aujourd’hui avoir le sentiment d’être devenue si secondaire ?