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Rapport Vigier : « la coercition n’est pas la bonne thérapeutique » (Communiqué)

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La Fédération des soins primaires (FSP) répond aux propositions du rapport dit « VIGIER » issues du travail effectué par la Commission d’enquête sur l’égal accès aux soins des Français sur l’ensemble du territoire et sur l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre pour lutter contre la désertification médicale en milieu rural et urbain.

Le rapport étudie l’efficacité des mesures proposées jusqu’alors. Il évoque notamment la possibilité de mesures coercitives, en particulier pour l’installation des médecins.

La Fédération des soins primaires s’alarme de cette proposition.
La situation de la démographie médicale est avant tout le symptôme d’un système de santé dont l’organisation ne correspond plus aux besoins de la population.

La FSP remarque, par ailleurs, que les mesures coercitives imposées à d’autres professionnels des soins primaires en France ou testées à l’étranger n’ont pas permis d’améliorer l’accès aux soins comme l’a souligné l’ONDPS dans son rapport sur « Les conditions d’installation des médecins de ville en France et dans cinq pays européens » en 2015*.

Il est le signe qu’une profonde réforme est nécessaire pour se reconstruire tout en restant solidaires.

A la coercition, la FSP préfère l’investissement

La FSP rappelle que selon le dernier rapport de l’OCDE la France consacre 28 % du budget de la santé aux soins primaires contre 33 % en moyenne dans les pays de l’OCDE**. Ce différentiel correspond à 10 milliards d’euros par an.

La crise démographique que la médecine générale traverse ne doit pas conduire à des choix contre-productifs comme les restrictions d’installation, mais à l’investissement dans l’organisation des soins primaires.

Si la majorité des territoires sont concernés par la baisse démographique des spécialistes en médecine générale, la FSP rappelle que de nombreux autres professionnels de santé de soins primaires exercent dans ces zones. Seule une restructuration organisée en coordination avec l’ensemble des professionnels, autour du patient, permettra de répondre à la demande de soins des patients sur ces territoires.

C’est en développant les complémentarités entre les professionnels de santé de soins primaires et la promotion du travail en équipe organisée que nous pourrons maintenir ensemble un accès aux soins pour tous les habitants de notre pays.

* OCDE (2017), « Dépenses de santé par type de service », dans Panorama de la santé 2017 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris. Novembre 2017. p.146-7

** Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS). Les conditions d’installation des médecins de ville en France et dans cinq pays européens. Mars 2015

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