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« Allongement du congé paternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né » (Communiqué)

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L’Inspection Générale des Affaires sociales a rendu au Premier Ministre un rapport sur le congé paternité le 12 septembre. Ce rapport souligne la nécessité d’allonger le congé paternité en cas de naissance prématurée et d’hospitalisation du nouveau-né, mesure que l’association SOS Préma réclame depuis plusieurs années.

Aujourd’hui en France, plus de 60.000 nouveau-nés naissent prématurés et sont hospitalisés à la naissance. La prématurité est un accident de vie qui peut entraîner, en cascade d’autres difficultés : séquelles pour l’enfant, dépressions parentales, précarité, divorces, pertes d’emplois…

Si la médecine a fait d’immenses progrès ces dernières années, il faut que la politique sociale suive ces évolutions et s’adapte à une réalité qui concerne, avec les grossesses multiples, plus de 50.000 foyers chaque année, soit 100.000 pères et mères.

Les dernières études scientifiques prouvent que la présence des deux parents pendant l’hospitalisation du bébé améliore le développement moteur, cognitif, sensoriel et affectif de l’enfant.

Dégager le père de ses obligations professionnelles devrait être une évidence et lui permettrait d’accompagner son enfant, parfois entre la vie et la mort, de soutenir sa famille et de créer un lien avec lui, mis à mal par l’environnement ultra médicalisé. De plus, cela favoriserait l’égalité hommes-femmes puisque la mère bénéficie, grâce à SOS Préma et depuis 2006, d’un allongement de congé maternité en cas d’accouchement prématuré.

En mars dernier, une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée Nationale qui propose d’allonger le congé paternité de la durée d’hospitalisation du nouveau-né. Près de 60 députés l’ont co-signée, faisant fi des considérations partisanes au profit de l’intérêt général.

Les nouveau-nés prématurés, s’ils sont aujourd’hui nos plus petits, nos plus fragiles, sont aussi les adultes de demain.

Nous comptons sur les pouvoirs publics pour entériner cette mesure dans le projet de loi de la sécurité sociale pour 2019.

Avec la progression considérable des naissances prématurées (45 000 naissances en 1995, environ 60 000 naissances aujourd’hui) et tout ce que cela implique en termes de coûts et de répercussions sociales, la prématurité doit être considérée comme un enjeu de santé publique. En novembre 2012, SOS Préma a créé, avec la Société française de Néonatalogie, le Collectif Prématurité qui réclame une politique santé spécifique.

En 14 ans, l’association a aidé près de 700 000 familles gratuitement mais ne bénéficie pas d’aide de l’État, elle est aujourd’hui le relai qui assure :
– Aide aux familles : soutien psychologique, pochette remise à l’hôpital, livrets d’information, création de chambres pour les parents,
– Information et formation du personnel soignant et des médecins de villes : organisation de conférences et sessions de formations, livrets informatifs,
– Sensibilisation des pouvoirs publics et des institutions : création du Collectif Prématurité avec la Société Française de Néonatalogie, allongement du congé maternité.

SOS Préma en bref:
– Création en 2004
– 70 antennes
– 100 bénévoles
– 35 000 pochettes Préma / an
– 50 000 guides de conseils / an
– 1 permanence téléphonique : 0800 96 60 60

> Contact presse : Isalyne BOURDIEU – +33 1 58 60 24 24 – Agence FLAG

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