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Dasri des patients en auto-traitement : les bonnes pratiques en baisse (Communiqué)

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A l’occasion de la journée mondiale du diabète, DASTRI publie les résultats de la 5e édition du baromètre Ifop. Celui-ci montre que les efforts des patients en auto-traitement en termes de gestion de leurs déchets de soins perforants tendent à se relâcher. Outre les 1,7 million de patients concernés en France, les utilisateurs d’autotest de diagnostic de maladie infectieuses transmissibles ont également accès à ce dispositif.

Le saviez-vous ?

Il arrive qu’un agent de collecte ou de tri se pique avec un déchet de soin perforant jeté dans la poubelle destinée aux déchets ménagers. Il fait alors l’objet d’un traitement médical préventif et d’un suivi lourd. 1/3 des patients l’ignorent, il est donc essentiel qu’ils adoptent le bon geste de tri en allant chercher leur boîte DASTRI en pharmacie.

Un enjeu de santé publique

L’éco-organisme DASTRI a pour principal objectif de contribuer à éviter que le soin à domicile, en l’absence d’un professionnel de santé, soit générateur – notamment pour les personnels de collecte et de tri des déchets ménagers –, d’accidents d’exposition au sang. Pour atteindre cet objectif, tous les acteurs de la filière doivent se sentir responsables et s’engager au service de cet enjeu de santé publique.

Boîtes à aiguilles au format 2L et 1,5L

Les pratiques en matière de gestion des DASRI (1)

En qui concerne les patients en auto-traitement, 68 % d’entre eux ont adopté le bon geste de tri en allant chercher leur boîte DASTRI en pharmacie et en la ramenant dans l’un des 18 000 point de collecte DASTRI. C’est malheureusement moins qu’en 2017 ! Comment l’expliquer ? Un nombre croissant de personnes perçoivent ce geste comme une contrainte (+7 points vs. 2017). Les patients n’ayant pas encore adopté le bon geste de tri sont ceux qui n’adhérent pas à une association et sont donc moins exposés à l’information, les patients de moins de 25 ans, et ceux souffrant de pathologies de courte durée.

« DASTRI fait partie intégrante de mon quotidien dans la gestion de mes déchets liés à mon diabète, explique Delphine A., diabétique de 39 ans. Au fil des années, notre traitement et les dispositifs médicaux ont évolué, ce qui est génial ! Mais cette évolution s’est accompagnée aussi de plus de déchets issus de l’utilisation de ces derniers, de plus en plus complexes… et dont on ne sait quoi faire car tout ne pas va dans notre petite boîte jaune! Côté patient le tri devrait être naturel en en tant que citoyen responsable. Côté industriel, la fin de vie du produit devrait être intégrée avant la mise sur le marché. »

Les nouveaux dispositifs médicaux : une vraie avancée, mais aussi un casse-tête pour les patients !

Le geste de tri est encore moins bien installé concernant les nouveaux dispositifs médicaux connectés, qui contiennent des piles et une carte électronique, ou les utilisateurs d’autotest du VIH : les patients ne sont que 54 % à rapporter leur pompe patch OmniPod en pharmacie, 45 % pour l’applicateur du lecteur de glycémie en continu, et seule la moitié des personnes ayant utilisé un autotest de dépistage du VIH ont rapporté l’autopiqueur dans un point de collecte DASTRI (vs. 2/3 en 2017).

Le rôle clé des pharmaciens et des médecins dans le parcours des « dastrieurs » (2) 

Les boîtes DASTRI restent peu prescrites par les médecins qui ne sont qu’un tiers à le faire (31 %), mais ce pourcentage augmente significativement lorsque le patient souffre d’une pathologie courte durée (53 %). Le nombre de pharmaciens délivrant systématiquement une boîte DASTRI aux patients concernés se réduit légèrement : 67 % (-2 points vs 2017) même s’il reste élevé, en particulier au sein des pharmacies points de collecte (75 % vs. 46 % pour les pharmacies point de distribution uniquement).

Aujourd’hui, plus de 17 000 pharmacies se sont engagées volontairement dans le réseau de collecte DASTRI (objectif initial 5 000) pour recueillir les boîtes des patients, soit environ 4 pharmacies sur 5, référencées sur l’outil de géolocalisation en ligne. Elles ont distribué depuis 2013 11,5 millions de boîtes en France métropolitaine et en Outre-mer.

« Les schémas de collecte et les actions de communication mises en œuvre par DASTRI doivent en permanence s’adapter aux évolutions de notre environnement », déclare Laurence Bouret, Déléguée générale de DASTRI. « Les nouveaux produits (autotests, dispositifs médicaux connectés, etc) et les nouvelles pratiques comme la vaccination en pharmacie sont autant de transformations qui impactent notre activité et nous imposent de trouver des schémas de collecte et des canaux de communication simplifiés, pour faciliter le travail des pharmaciens et l’implication des patients. Dans ce contexte, Il est essentiel de trouver des solutions à court terme pour répondre aux attentes des patients, mais il est également primordial de penser le temps long afin de préparer l’avenir des filières REP en santé ! »

Les bonnes pratiques plus répandues chez les patients adhérant à la Fédération Française des Diabétiques

Près de la moitié des 1 841 patients en auto-traitement sondés lors de l’enquête sont adhérents à la Fédération Française des Diabétiques, qui avait relayé la consultation. Les bonnes pratiques sont plus élevées chez ceux-ci. En effet, 89 % d’entre eux adoptent les bonnes pratiques en termes de gestion des déchets de soin perforants (utilisation d’une boîte DASTRI rapportée à un point de collecte DASTRI une fois remplie). A noter, 71 % des patients diabétiques interrogés par la Fédération qui utilisent une boîte demandent eux-mêmes la boîte lorsqu’ils vont à la pharmacie pour leur traitement (vs. 61 % en moyenne).

(1) Enquête menée auprès d’un échantillon de 1841 patients en auto-traitement générant des DASRI, et de 373 personnes ayant déjà acheté un autotest de diagnostic VIH en pharmacie.

(2) Enquête menée par téléphone du 17 au 24 septembre, auprès d’un échantillon de 550 pharmaciens (490 en métropole et 60 en Outre-mer).

Agréé par les pouvoirs publics pour la deuxième fois en décembre 2016, DASTRI est un éco-organisme atypique, financé en totalité par les industriels de santé (entreprises du médicament et fabricants de dispositifs médicaux). DASTRI met à disposition des patients en auto-traitement et des utilisateurs d’autotests de diagnostic une solution de proximité simple et sécurisée pour l’élimination des déchets perforants qu’ils produisent et qui représentent un risque pour la collectivité.

Plus d’informations : www.dastri.fr 

Contact presse : Sébastien Béraud – 01 41 34 23 67 – sberaud@hopscotch.fr

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