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Projet de loi de santé : le SML exige des garanties pour l’avenir des médecins libéraux (Communiqué)

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Le SML constate qu’à l’occasion de l’examen du projet de loi de santé, les parlementaires se sont emparés du périmètre des métiers des professionnels de santé. En résumé, les sages-femmes pourront vacciner les enfants en lieu et place des pédiatres et des médecins généralistes, les pharmaciens pourront prescrire tous les vaccins et des antibiotiques afin de traiter des affections qu’ils auront préalablement diagnostiquées à la place des médecins traitants, les pharmaciens pourront également faire des tests de dépistage, les infirmiers pourront interpréter les résultats d’analyse de biologie médicale à la place des médecins et décider de l’adaptation de certains traitements, etc.

Le SML, qui tient en plus haute estime les autres professionnels de santé avec lesquels un travail coordonné doit être consolidé, estime que ce mercato des compétences est incompatible avec l’exigence d’efficience et de qualité des soins prônée par le gouvernement. Les compétences médicales ne se distribuent pas dans les pochettes-surprises des amendements aux projets de loi ! Tout cela ressemblerait à une vaste farce si cela n’était pas aussi pathétique. Car le SML sait bien qu’aucun des députés qui vient de voter ces différents dispositifs n’irait remettre sa santé entre les mains d’un professionnel de santé qui ne serait pas médecin. Cela témoigne d’un véritable mépris pour la santé de nos concitoyens.

Certes des solutions doivent être trouvées pour répondre aux difficultés d’accès aux soins et les outils numériques peuvent nous y aider. Mais, il n’est pas acceptable de dégrader la qualité des soins pour lesquels les Français cotisent.

De même, le SML prévient que les médecins libéraux ne se laisseront pas organiser ni piloter par les futurs hôpitaux de proximité, dont on découvre que les missions seront exercées « avec la participation conjointe des professionnels de la médecine ambulatoire avec lesquels ils partagent une responsabilité territoriale ». Le SML prévient que le régime des médecins libéraux et leur statut de profession libérale sont très différents ce celui des entités publiques. Les médecins libéraux engagent leur responsabilité personnelle, tandis que le secteur public n’engage que des structures. Ce point devra être revu, car les médecins libéraux ne seront pas les lampistes des établissements en cas de difficulté.

Le SML est très déçu du texte qui vient d’être adopté en première lecture par les députés et il redoute encore plus le contenu des futures ordonnances. Cette méthode va laisser libre cours à toutes les velléités de démantèlement du secteur libéral par le gouvernement qui sera seul à tenir le stylo. Il serait temps que le gouvernement donne des garanties en direction des médecins libéraux, à travers des actes et des gestes concrets, car la tension monte au sein de la profession.

Contact presse : Sylvie FONTLUPT – Tél. 06 72 82 42 18

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