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« Dispositif SI-VIC pour les Gilets Jaunes : rupture du secret médical ? L’UFML-Syndicat exige des réponses » (Communiqué)

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Face aux éléments rendus publics par le Canard Enchainé, l’UFML-Syndicat renouvelle sa demande d’explication auprès de la ministre de la Santé. L’organisation de la déchirure du secret médical par les services du ministère de la Santé et son relais par l’administration hospitalière, telle que décrite dans l’article, impose des explications, tant les faits relèvent de la plus grande gravité. 

L’utilisation du dispositif SI-VIC lors des manifestations liées au mouvement des Gilets Jaunes continue, malgré les alertes lancées le 13 avril auxquelles l’UFML-Syndicat a participé.

Le Canard Enchainé du 24 avril prouve, documents à l’appui, que les patients sont fichés de façon précise : identité, adresse, numéro de téléphone, nature des blessures… Ce qui contredit formellement les déclarations communes de l’ARS Ile-de-France et de l’AP-HP du 20 avril 2019 : « Les informations qui figurent dans SI-VIC sont : numéro d’identification AP-HP, sexe, date de naissance / tranche d’âge, nom, prénom, nationalité, adresse et données relatives à l’hospitalisation (heure d’arrivée, site, statut, retour à domicile, décès, hospitalisation, etc.) et le cas échéant, personne à contacter. Dans le respect du secret médical, il ne comporte pas de données médicales, c’est-à-dire aucune donnée sur la nature des blessures prises en charge.»

Deux questions primordiales se posent :
▪Les patients ont-ils été systématiquement et méthodiquement questionnés quant à leur autorisation à l’exploitation de leurs données personnelles et à leurs destinations ?
▪Des données médicales non anonymisées ont-elles été exploitées par des professionnels hors du champs du soin ?

L’UFML-S demande que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du dispositif SI-VIC lors des manifestations des Gilets Jaunes du 8 et 15 décembre, 16 et 23mars, 13 et 20 avril.

S’il apparaît que les services de l’Etat ont sciemment bafoué le secret médical, la profession médicale devra en tirer les conséquences et demander la démission des plus hauts responsables de ce scandale politico-sanitaire.

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