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Gonococcie et chlamydiose, des IST en recrudescence chez les jeunes (Communiqué)

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Le développement du « safe sex » à la suite de l’épidémie de Sida avait permis de faire chuter la fréquence des infections sexuellement transmissibles (IST). Elles repartent à la hausse, notamment chez les plus jeunes. Le point sur les deux plus fréquentes avec le Dr Maxime Vallée, urologue au CHU de Poitiers, membre du comité d’infectiologie de l’AFU.

Hausse des comportements à risque et recrudescence des IST

Des brûlures intolérables à la miction, du pus qui s’écoule à l’extrémité de la verge : c’est le tableau classique de la « chaude-pisse » ou blennorragie. Cette infection de l’urètre (urétrite antérieure aigüe) est le plus souvent due au gonocoque (Neisseria gonorrhoeae), une bactérie dont la prévalence est en augmentation depuis quelques années aussi bien chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. L’urétrite antérieure aigüe peut également se manifester à l’occasion d’une infection à chlamydia (Chlamydia trachomatis), une autre maladie vénérienne en pleine expansion.

Selon le réseau de surveillance de IST (ResIST) mis en place par l’InVS-Santé publique France, « les IST bactériennes progressent en France depuis la recrudescence de la gonococcie en 1998, la résurgence de la syphilis en 2000 et l’émergence de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) en 2003 »1.

Entre 2013 et 2015, le nombre de gonococcies a augmenté d’environ 100% chez les HSH (hommes homosexuels-bisexuels), de 32 % chez les femmes hétérosexuelles et de 8 % chez les hommes hétérosexuels. Sur la même période,le nombre d’infections à chlamydia déclarées a crû de 10 % (+ 19 % chez les hommes versus 8 % chez les femmes). En 2016, l’enquête LaboIST a estimé à 267 097 le nombre d’infections à chlamydia diagnostiquées en France et à 49 628 le nombre d’infections à gonocoque2. La raison principale de cette augmentation : les comportements à risque. L’utilisation du préservatif est en chute libre chez les plus jeunes malgré les différentes campagnes qui se sont succédé. Or le préservatif (masculin ou féminin) est à ce jour la seule prévention possible de ces infections.

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LauMa communication Laurent Mignon Laurie Marcellesi 
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