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Nouvelle opportunité de traitement dans un cancer grave du cerveau de l’enfant (Communiqué)

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Des chercheurs de Gustave Roussy, de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris-Sud associés aux neuro-chirurgiens pédiatriques de l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP ont découvert un nouveau talon d’Achille dans une forme très grave de cancer du cerveau de l’enfant. Ils ont réussi à identifier une protéine vitale pour la survie des cellules du gliome infiltrant du tronc cérébral (DIPG) grâce à une nouvelle méthode qui vise à rechercher des vulnérabilités dans les cellules tumorales prélevées chez les patients à l’aide d’une biopsie au diagnostic.

La protéine incriminée qui se nomme VRK3 pour Vaccinia Related Kinase-3 mérite maintenant des études complémentaires. La surexpression du gène qui code pour cette protéine est associée à un mauvais pronostic des gliomes en général mais son mécanisme d’action et son rôle dans les DIPG sont encore mal connus. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue Oncogene.

« Les gliomes infiltrants du tronc cérébral sont des cancers du cerveau au pronostic très sombre qui touchent les enfants entre 5 et 10 ans. Ce sont des tumeurs rares mais gravissimes à évolution rapide et rarement opérables pour lesquelles la médecine est encore impuissante. C’est un des cancers qui réclament de gros investissements en recherche » rappelle le Dr Jacques Grill, pédiatre dans le département de cancérologie de l’enfant et de l’adolescent à Gustave Roussy et directeur d’équipe Inserm.

Dans les travaux publiés par la revue Oncogene, les équipes de Gustave Roussy, de l’Inserm, du CNRS, de l’Université Paris-Sud et de neurochirurgie pédiatrique de l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP dirigées par le Dr Grill ont mis au point une méthodologie originale afin de rechercher de manière agnostique et exhaustive quelles protéines kinases sont vitales pour les cellules de DIPG en les inhibant une à une grâce à des virus. Les protéines kinases sont impliquées dans la prolifération cellulaire et des thérapies ciblées inhibitrices sont déjà disponibles sur le marché pour certaines d’entre elles (ex : crizotinib, dabrafenib…).

La méthodologie utilisée par les chercheurs est la technique de l’extinction de l’expression des gènes. Ils ont ainsi modifié l’expression du génome afin d’empêcher les cellules malades de produire une protéine à la fois. Ils ont utilisé de petits ARN en forme de tête d’épingle dits ARN interférants qu’ils ont introduits dans les cellules de DIPG grâce à des lentivirus inactivés (virus de la famille HIV dans lesquels les facteurs de virulence sont supprimés tout en conservant les capacités d’infection). Ces ARN interférants possèdent une séquence qui va se fixer sur l’ARN messager qui code pour la protéine étudiée. Le complexe ainsi formé bloque la traduction de l’ARN messager en protéine et est détruit par la machinerie cellulaire. La protéine correspondante n’est donc pas produite (modification de l’expression des gènes). Les cellules malades de DIPG ont été obtenues à partir de biopsies de tumeurs cérébrales au moment du diagnostic de patients inclus dans les essais BIOMEDE notamment.

Lire la suite du communiqué de Gustave Roussy

Contact : GUSTAVE ROUSSY : Claire Parisel – Tél. 01 42 11 50 59 – claire.parisel@gustaveroussy.fr

PJ

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