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Urgences : les médecins libéraux restent dans le flou (Communiqué)

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La ministre des Solidarités et de la Santé, Madame Agnès Buzyn, a présenté ce jour un pacte de refondation des urgences, assorti de mesures budgétaires chiffrées à 750 millions d’euros.

Le mérite de ces annonces est d’englober l’ensemble des acteurs qui prennent en charge des urgences, que ce soient des urgences vitales ou des urgences ressenties. Il faut rappeler que la médecine libérale prend en charge au quotidien de nombreuses urgences ressenties sous forme de soins non programmés, estimées au minimum à 30 millions d’actes par an. Ceci grâce à l’implication professionnelle des médecins libéraux malgré une démographie particulièrement défavorable.

Résoudre la crise des urgences hospitalières passera forcément par une mobilisation de tous les acteurs et une réorganisation tournée vers la médecine libérale. Les Français doivent cesser d’aller à l’hôpital pour tout ! De ce point de vue, la création d’un « service d’accès aux soins », assorti d’un budget important, reste très floue. La CSMF réaffirme que cela ne doit pas être une organisation centrée sur l’hôpital, sous forme d’un numéro unique issu de la régulation hospitalière. Ce service d’accès aux soins doit s’appuyer sur la régulation libérale et s’organiser dans les territoires avec et par les médecins libéraux.

La crise des urgences se résoudra également par une meilleure valorisation de la permanence des soins, tant pour son versant ambulatoire que pour les cliniques privées. Les horaires doivent être élargis à la tranche 19-20h, ainsi qu’au samedi matin pour les médecins généralistes, et à toute la journée pour tous les médecins spécialistes concernés.

Mais solliciter les médecins de ville déjà surchargés passera immanquablement par la mise en place de mesures d’incitation fortes et de réorganisation. Des ajustements conventionnels sont nécessaires : la CSMF appelle la CNAM à ouvrir sans délai des négociations pour une meilleure valorisation des soins non programmés réalisés après régulation ou orientation. Ceci éviterait un recours excessif et désordonné aux urgences hospitalières.

La CSMF regrette que les annonces du jour ne soient pas plus précises, et que l’essentiel des moyens soit orienté vers les structures hospitalières.

Relations presse : Shakti Staal / 01 43 18 88 17 / com@csmf.org

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