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« Temps de travail des internes : beaucoup reste à faire ! », estime l’Isni (Communiqué)

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Soucieuse des conditions d’étude et de travail des internes, l’ISNI fait état des premiers résultats de sa vaste enquête nationale sur le temps de travail dont les résultats ne sont toujours pas à la hauteur. Si le temps de travail des internes accuse une amélioration depuis la dernière enquête de 2012, le respect du repos de sécurité après une garde est de moins en moins respecté. L’ISNI demande aux ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur de prendre de nouvelles mesures fortes pour le temps de travail des internes.

Lancée en mai dernier, les résultats de cette enquête, qui a mobilisé près de 8 000 répondants de toutes les spécialités, sont édifiants :

– Les internes travaillent en moyenne 55 heures par semaine alors que le temps de travail réglementaire est de 48 heures. Malgré une amélioration notable du temps de travail global, ce chiffre masque d’importantes disparités entre les spécialités.

– Alors qu’on pouvait s’attendre à mieux, le repos de sécurité est de moins en moins appliqué : près de 30 % des internes déclarent ne pas pouvoir prendre systématiquement leur repos de sécurité en lendemain de garde alors qu’ils n’étaient que 21 % dans cette situation en 2012.

– Enfin, les demi-journées de formation universitaire ne sont pas octroyées : seul un interne sur 4 déclare pouvoir prendre systématiquement ou souvent sa demi-journée de formation.

Alors que l’ISNI s’est félicitée du lancement en juillet dernier, par les ministres Agnès BUZYN et Frédérique VIDAL, du Centre national d’appui (CNA), les résultats de cette enquête nationale appellent de nouvelles mesures.

Aussi, l’ISNI demande de nouvelles mesures assurant un meilleur suivi du temps de travail des internes :

– Une mise en place systématique et contrôlée des tableaux de service, seule mesure contraignante pour les établissements hospitaliers pour assurer un suivi du temps de travail des internes ;

– La réévaluation voire la suspension des agréments des terrains de stage ne respectant pas le repos de sécurité ;

– La publication du temps de travail moyen par service hospitalier, avant les choix de stages semestriels ;

– Enfin, la reconnaissance financière du temps de travail effectif, par le paiement des plages de temps de travail additionnel actuellement réalisée, seule mesure qui permettra aux hôpitaux de s’intéresser réellement au temps de travail des internes.

Par ailleurs, dans le souci de mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle, 90% des internes souhaitent pouvoir adapter leur temps de travail hebdomadaire selon le moment de leur internat.

L’amélioration des conditions de travail des internes doit devenir l’affaire de tous. Avec ces nouveaux résultats, l’ISNI interpelle les pouvoirs publics et réaffirme avec force la nécessité de nouvelles mesures qui permettent de répondre aux attentes des internes.

Contacts presse : Antoine REYDELLET – Président de l’ISNI – president@isni.fr

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