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Rapport de l’Institut pour la protection sociale : le Haut commissariat aux retraites dénonce « un argumentaire partiel et volontairement à charge » (Communiqué)

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L’institut pour la protection sociale dans son rapport « Femmes, parents, cadres supérieurs, grand- père : le futur système de retraites sera-t-il réellement plus juste et plus simple pour tous ? », rendu public aujourd’hui, dénonce « une baisse de retraite programmée pour de nombreuses femmes » en matière de droits familiaux.

Dans ses préconisations comme dans les discussions en cours, le Haut-Commissaire aux retraites assume au contraire une redistribution au profit des femmes et une amélioration de leur situation par rapport au système actuel.

Une démonstration imprécise et qui ne prend pas en compte les dispositifs de solidarité dans le système universel

La démonstration de l’IPS est un argumentaire partiel et volontairement à charge.

Les cas-types mis en avant par l’IPS comportent en effet de nombreuses imprécisions et sont délibérément orientés. En retenant le cas d‘une femme née en 1963 et partant en retraite à 62 ans au 1er janvier 2025, on ne tient pas compte de la variété des âges de départ à la retraite. D’autre part, dans cette situation, cette femme n’aurait pas de droits dans le système universel. Pour calculer une pension avec les règles du futur système, il faudrait les appliquer rétrospectivement à sa carrière, selon des modalités qui ne sont pas ici précisées. Enfin, il n’est pas tenu compte des effets très progressifs de la mise en œuvre du futur système (modalités d’indexation des droits, âge d’équilibre, minimum de pension, droits familiaux et reprise des droits passés).

Ainsi, l’absence d’attribution de droits au titre des interruptions d’activité (chômage, congé parental) alors que les profils des bénéficiaires semblent susceptibles d’y donner droit conduit également à de fausses estimations. L’IPS oublie aussi de prendre en compte un des éléments essentiels de la revalorisation des pensions des femmes dans le système universel : le minimum de pension, dont les bénéficiaires sont aujourd’hui à 70% aux femmes, qui sera porté à 85% du SMIC et pourra être acquis plus tôt que dans la législation actuelle (64 ans au lieu de 67 ans).

L’IPS omet volontairement les inégalités dont souffrent les femmes dans le système actuel.

Lire le communiqué du Haut commissariat aux retraites sur le rapport de l’IPS

PJ

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