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6e édition du baromètre Ifop-DASTRI sur les patients en auto-traitement (Communiqué)

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DASTRI publie les résultats de la 6e édition du baromètreIfop sur les pratiques des patients en auto-traitement et des utilisateurs d’autotest(1) concernant les déchets de soin à risque infectieux (DASRI) perforants qu’ils produisent à leur domicile.

Le sondage révèle que près de 7 patients sur 10(2) rapportent en point de collecte leurs DASRI dans la boîte à aiguilles jaune à couvercle vert distribuée gratuitement en pharmacie. Si les bonnes pratiques s’améliorent chez les moins de 35 ans, elles peinent à s’améliorer chez les patients souffrant d’une pathologie de courte durée. L’étude met également en lumière l’importance de la dimension environnementale de la filière pour les patients.

Un enjeu de santé publique et environnemental

Aujourd’hui, 1,7 million de patients sont concernés en France et plus de 18 000 pharmacies se sont engagées dans le réseau DASTRI (objectif initial 5 000) pour distribuer et recueillir les boîtes une fois remplies, soit environ 4 pharmacies sur 5, référencées sur l’outil de géolocalisation en ligne.

Depuis 2013, elles ont distribué 15 millions de boîtes en France métropolitaine et en Outre-mer. Dans la mesure où ces déchets ne suivent pas ce circuit de collecte entièrement gratuit et ultra sécurisé, ces déchets peuvent créer des accidents. Les personnes amenées à les manipuler après utilisation par les patients peuvent ainsi se piquer et être contaminées.

De bonnes pratiques en matière de gestion des DASRI qui continuent à progresser

69% des patients en auto-traitement ont adopté le bon geste de tri en allant chercher leur boîte DASTRI en pharmacie et en la rapportant dans l’un des 18 000 points de collecte du réseau (+1 point vs. 2018). A contrario, 31% des sondés déclarent jeter la boîte (10%) ou leurs DASRI en vrac dans le bac des déchets ménagers (10%), celui des recyclables avec (5%), ou sans la boîte (6%). Au total, 84 % des patients ont adopté si ce n’est la totalité, tout au moins l’essentiel des bonnes pratiques en matière de gestion des DASRI perforants produits au domicile (vs. 82 % en 2018).

Une prise de conscience encore insuffisante concernant les autotests VIH

Lors de l’achat d’un autotest VIH, à peine plus de la moitié des utilisateurs a reçu une boîte DASTRI (54% vs. 53% en 2018). Ils sont cependant 61% à rapporter l’autopiqueur en point de collecte, avec ou sans cette boîte, soit une augmentation de +6 points vs 2018. « A chaque délivrance d’un autotest, nous proposons une boîte DASTRI accompagnée de la liste des centres de prise en charge concernés par la pathologie,témoigne Caroline M, pharmacienne dans l’Oise. Le tout est ficelé par un élastique pour que rien ne soit oublié à la délivrance. Nous conseillons de nous rapporter la boîte bien fermée une fois le test effectué. En tant que responsables de santé, notre devoir est la prévention des risques infectieux et l’accompagnement des patients. »

Santé connectée et nouveaux dispositifs médicaux, une véritable avancée pour les patients, un vrai défi pour la filière

Les nouveaux dispositifs médicaux associant électronique et perforant constituent une véritable avancée tant en termes d’amélioration de la gestion de la pathologie que de confort pour les patients. Ils posent en revanche certaines difficultés en termes de prise en charge de leur fin de vie mais également de tri pour les patients. Les pratiques s’améliorent toutefois nettement puisque les 2/3 (66%) des utilisateurs de pompes Omnipod (soit 274 sondés sur les 1 829) les rapportent en pharmacie dans la boîte carton prévue à cet effet en vue de leur recyclage Une augmentation de +12 points vs. 2018 qu’il convient de saluer ! Le Projet de loi sur l’économie circulaire qui vient d’être discuté au Parlement devrait apporter des clarifications.

« Les résultats du baromètre sont encourageants mais il nous reste encore du travail en 2020 pour mettre en place des schémas de collecte et des canaux de communication simplifiés pour faciliter le travail des pharmaciens et l’implication des patients » déclare Laurence Bouret, Déléguée générale de DASTRI.

Des professionnels de santé à mobiliser ou remobiliser face à des citoyens « Dastrieurs » de plus en plus sensibilisés et engagés

Alors que les boîtes DASTRI restent peu prescrites par les médecins – qui ne sont qu’un tiers à les mentionner sur l’ordonnance – et que les pharmaciens ne la délivrent pas systématiquement, 60% des patients déclarent demander eux-mêmes une boîte aux professionnels.

 Bien que le geste du tri peine à s’améliorer chez les patients de courte durée (42% en 2019 vs. 48% en 2018), certains résultats du baromètre se révèlent prometteurs. Les jeunes de moins de 35 ans sont en effet 6% de plus à avoir fait l’effort de rapporter leurs DASRI dans un point de collecte par rapport à l’an dernier. Et parce que les patients sont aussi des citoyens de plus en plus engagés pour la protection de la planète, ils établissent un lien évident entre santé et environnement puisque 88% des patients disent vouloir des produits de santé moins impactant pour l’environnement. Ils préconisent également l’utilisation de boîtes en plastique recyclés (53%) ou de boîtes réutilisables (47%). Un important travail de pédagogie et de conviction reste à mener par l’éco-organisme en 2020 auprès des pouvoirs publics puisque la réglementation française l’interdit encore, contrairement à d’autres pays !

Voir l’infographie

>Contact presse : Sébastien Béraud – 01 41 34 23 67 – sberaud@hopscotch.fr

PJ

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