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Les internes se mobiliseront le 14 février puis retireront leur préavis de grève (Communiqué)

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La question du non-respect du temps de travail des internes est directement liée à la dégradation de la situation à l’hôpital. Le manque de personnels médicaux et non médicaux conduit à un glissement des tâches qui entraine une surcharge de travail, en particulier non clinique, pour les internes. Recruter à l’hôpital public et réinvestir dans l’outil de travail sont les seules solutions envisageables pour alléger le temps de travail des internes et leur permettre de se former dans de bonnes conditions.

  • La grève des internes en médecine débutée le 10 décembre 2019 a permis l’ouverture de certains dossiers par le Ministère de la Santé et des Solidarités (MSS) :
  • Déblocage d’une prime « vie chère » pour les internes francilien·nes ;
  • Création d’un fond public pour la formation des internes pour compenser la fin des financements venant de l’industrie pharmaceutique (loi Ma Santé 2022) ;
  • Prise en compte de la question centrale du respect du temps de travail des internes.

Sur ce dernier point du temps de travail, les internes continuent de penser que sans un décompte horaire, il sera impossible de faire respecter les 48h hebdomadaires théoriques. Nos ministères de tutelle ont refusé fermement cette proposition. En revanche, ils reconnaissent que le problème existe et souhaitent mettre les établissements face à leurs responsabilités.

Le MSS propose de rendre la présentation du temps de travail des internes obligatoire en Commission Médicale d’Etablissement (CME). Il envisage la possibilité de sanctionner les établissements hors la loi. La certification pourrait être conditionnée au respect du temps de travail des internes. Des sanctions financières sont désormais sur la table.

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche propose de donner aux UFR de Santé un droit de regard sur le temps de travail des internes et les conséquences sur ladisponibilité du temps dédié à la formation.

En cette période de crise sanitaire, les internes en médecine ne mettront pas la sécurité des soins dans une situation encore plus complexe en poursuivant la grève. Néanmoins nous ne pouvons pas abandonner notre devoir d’alerte.

L’ISNI appelle donc les internes de France et d’Outre-Mer à participer à la mobilisation du 14 février pour la défense de l’hôpital public. L’ISNI lèvera son préavis à l’issue de cette mobilisation mais restera déterminée à défendre les conditions de formation et de travail des internes.

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