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SOS hépatites et maladies du foie et le Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO) rappellent qu’en France : plus de 7 millions personnes ont une stéatose métabolique (Communiqué)

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L’actualité du COVID-19 a remis sous les projecteurs les épidémies mondiales de surpoids, d’obésité et autres maladies métaboliques ! En effet, après l’âge, le sexe masculin, le surpoids et les problèmes cardiovasculaires apparaissent comme des facteurs majeurs susceptibles d’aggraver le pronostic. Or ces trois derniers facteurs sont également étroitement liés à la NASH, cette maladie du foie qui ne cesse de gagner du terrain partout dans le monde.

À l’occasion de la 3e édition de la Journée mondiale de lutte contre la NASH (stéatohépatite – ou accumulation de graisse dans le foie associée à une inflammation – non alcoolique), le 12 juin 2020, SOS hépatites et maladies du foie et le Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO) rappellent qu’en France : plus de 7 millions personnes ont une stéatose métabolique (NAFLD)[1].Parmi elles, plus de 1 million présentent une NASH, et plus de 200 000 Français sont à haut risque de développer une cirrhose et/ou un cancer du foie. Aux États-Unis, pays fortement touché, d’ici 2030 l’augmentation du nombre de personnes vivant avec une NASH est estimée à 63% par rapport à 2015, tandis que celle de la cirrhose devrait presque doubler[2] !

Les traitements efficaces contre la NASH arrivent mais avant tout la NASH se prévient et se traite par le changement des habitudes alimentaires et la lutte contre la sédentarité.

Pour que l’individu puisse être acteur de sa santé, il est fondamental que lui ainsi que son entourage comprennent et s’approprient sa maladie.

SOS hépatites et maladies du foie et le CNAO appellent :

– à l’écoute de la parole des patients,
– au développement de programmes d’accompagnement et d’éducation spécifiques à la NASH innovants, qui puisent leurs sources dans les projets réussis, déployés dans les maladies métaboliques et les maladies du foie,
– à une stratégie de santé publique de la NASH à la hauteur des enjeux de prévention, dépistage et d’accès aux traitements.

Il est tout aussi fondamental de changer le regard sur la maladie, trop souvent réduite à la maladie de la malbouffe ou du soda, et paradoxalement désignée par ce qu’elle n’est pas, une hépatite « non-alcoolique ».

En attendant que les patients proposent un acronyme français, facile à retenir et surtout non stigmatisant, chaque Français, citoyen du monde, atteint d’une NASH doit être acteur de sa santé. Chaque Français, citoyen du monde, non concerné par la NASH doit se dire : « La NASH ne passera pas par moi ! ».

Contacts presse :

Pascal MELIN, Président de la Fédération SOS hépatites et maladies du foie, pascal.melin@soshepatites.org
Anne-Sophie JOLY, Présidente du Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO), asjoly.cnao@orange.fr
Selly SICKOUT, Directrice de la Fédération SOS hépatites et maladies du foie, direction@soshepatites.org

[1] Cohorte Constance, INSERM
[2] NASH (Recommandations EASL-2017), fmcgastro

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