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« L’hôpital, demain… le livre blanc du SNPHARE et la trahison du Ségur » (Communiqué)

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L’hôpital public est en grève aujourd’hui. Les médecins, à qui il a été promis l’espace d’un temps des négociations, rejoignent aujourd’hui les personnels paramédicaux dans la rue : après l’échec de la réunion du 23 juin, la réunion de « rattrapage » du 29 juin n’offre aucun engagement réel pour l’attractivité et la fidélisation des praticiens hospitaliers.

L’attente du Ségur était immense. Il ne se passe pas une semaine où l’on apprend le départ d’un ou plusieurs collègues de son établissement  – voilà la meilleure illustration de la colère des praticiens hospitaliers, mais aussi des assistants, chefs de cliniques, praticiens contractuels : la fuite pure et simple de l’hôpital public vers une herbe plus verte ailleurs : meilleures conditions de travail, mieux définies, moindre pénibilité de la permanence des soins, meilleures rémunérations, gouvernance plus souple et horizontale, reconnaissance.

Pourtant, le SNPHARE a réussi, dans le court temps imparti, à trouver du temps pour élaborer en temps utile des contributions au Ségur – 228 propositions rassemblées dans un livre blanc https://snphare.fr/assets/media/demain-lhopital-segur-de-la-sante-2020-document-snphare.pdf -, à trouver du temps pour participer aux réunions au ministère.

Pourtant, notre ministre est un praticien hospitalier, un médecin de l’hôpital public.

Pourtant, les professionnels de santé ont été applaudis tous les soirs à 20 heures.

Pourtant, le président de la République avait promis un plan d’investissement massif. Le compte n’y est pas, mais pas du tout, ni pour les personnels paramédicaux, ni pour les médecins, pharmaciens et praticiens odontologistes.

Aujourd’hui, nous sommes dans la rue. Nous sommes aussi à l’hôpital, assignés, pour garantir la permanence des soins et le meilleur soin aux patients qui ne peuvent attendre la fin d’une journée de grève. Nous sommes en grève, pour pouvoir, demain, être encore là.

Sans médecin, il n’y a pas d’hôpital public.

Le SNPHARE exige désormais du Ségur une réelle négociation, reconnaissant l’investissement, la compétence, les responsabilités et la présence H24 de tous les professionnels de santé.

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