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« COVID-19, pénurie médicamenteuse et chirurgie: anticiper la menace » (Communiqué)

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La pandémie a perturbé l’activité chirurgicale et de réanimation en France. L’affectation des anesthésistes-réanimateurs, des soignants, des blocs et lits de chirurgie aux malades Covid-19 nécessitant des soins de réanimation a imposé la déprogrammation d’interventions chirurgicales. Jointe aux mesures sanitaires, celle-ci est source d’un engorgement des tableaux opératoires et rend difficile la reprise d’une activité normale.

La pandémie a aussi mis en lumière un problème préoccupant : en plus de la pénurie de matériel (blouses, masques, ventilateurs, consommables, etc.), de nombreux centres chirurgicaux et services de réanimation, publics et privés, ont été confrontés à la non- disponibilité de médicaments communs aux réanimateurs, anesthésistes et chirurgiens comme les anesthésiques, les analgésiques (opiacés…) et les myorelaxants (curares…). Ces ruptures d’approvisionnement ont parfois imposé le transfert de patients en état critique et perturbé l’organisation des services et des plannings opératoires. Des études internationales ont montré qu’une pénurie de médicaments d’anesthésie-réanimation induisait une surmortalité et des complications infectieuses (hépatites liées à l’utilisation en multi-ponctions de flacons à usage unique, dérèglement de la durée du bloc neuromusculaire lié un produit de substitution, etc.)

Accentuée lors de la pandémie, la pénurie de médicaments essentiels à l’acte chirurgical et à la réanimation n’est toutefois pas un fait nouveau. De nombreux rapports en ont souligné les causes industrielles, économiques, administratives, environnementales et commerciales, et ont avancé des propositions : concertation entre industriels, autorités réglementaires, distributeurs hospitaliers ou officinaux; harmonisation des formules pharmaceutiques; recherche de sources alternatives; et surtout relocalisation nationale ou européenne des sites de productions des produits actifs ou finis. Si elles sont suivies, certaines de ces recommandations ne sauraient être suivies d’effet avant quelques années.

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CONTACT PRESSE : Virginie Gustin – virginie.gustin@academie-medecine.fr

PJ

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