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« Formation sacrifiée, patients en danger » : les étudiant.e.s en soins infirmiers de toute la France appellent à la mobilisation le 10 décembre (Communiqué)

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« Durant la première vague de la COVID-19, ​les étudiant.e.s en sciences infirmières* ont répondu présent.e.s pour prêter mains fortes aux soignants.​ Quand nous avons été appelé.e.s pour la seconde vague beaucoup ont refusé de revivre ce qu’ils avaient déjà vécu.e.s. Le manque de considération, d’accompagnement et de formation ont engendré une mise en danger constante.

Aujourd’hui nous souffrons, alors que 50% d’entre nous se disent fatigué.e.s et stressé.e.s et que 31,3% des étudiant.e.s en sciences infirmières prennent des anxiolytiques rien n’est fait. Nous sommes délaissés, abandonnés par les pouvoirs publics.

Depuis 8 mois nous remplaçons des professionnels épuisés, nous “bouchons les trous” d’un système de santé malmené par cette crise. En bafouant autant notre formation, nous perdons en compétences et mettons en danger les patient.e.s de demain.

Le dernier Vade-mecum ; ensemble de propositions faites aux Agences Régionales de Santé, recommande la mobilisation des étudiant.e.s en soins infirmiers et accentue la précarisation de notre apprentissage. Malgré les multiples relances de la FNESI, nous ne semblons pas être écouté.e.s par les pouvoirs publics.

Comment pouvons-nous soigner demain si nous sommes en souffrance aujourd’hui ?

Il n’est pas concevable d’être privé.e.s des apprentissages en stages. Nous nous voyons utilisé.e.s telles des petites mains. Tantôt infirmier.ères, tantôt en remplacement d’aides-soignant.e.s, tantôt en tant qu’agents de service hospitaliers. Quand la crise l’exige nous demandons à ce qu’un contrat de vacation à durée déterminée avec une rémunération équivalente à celle des professionnels soit signé.

Il n’est pas concevable que la qualité de formation soit négligée au profit des économies ou de gain de temps. Pour pouvoir soigner il nous faut avant tout apprendre et des apports théoriques sont nécessaires. Il faut au plus vite investir dans le numérique et permettre aux étudiant.e.s en soins infirmiers d’avoir accès à l’UNESS et à l’ENT de l’université.

Il n’est pas concevable que la santé mentale des étudiant.e.s en soins infirmiers soit mise à mal à cause d’un manque d’accompagnement et de suivi. Il est urgent d’investir massivement dans des structures de suivis tel que le Centre d’Appui National ou les services de santé universitaire.

Il n’est pas concevable que des étudiant.e.s en situation de fragilité soient abandonnés dans leur apprentissage. Un aménagement de formation et de validation des ECTS pour les ESI considéré.e.s à risque.

Il n’est pas concevable que des étudiant.e.s en soins infirmiers soient rappelé.e.s par leurs employeurs indéfiniment alors qu’ils devraient être en plein apprentissage. Les promotions professionnelles sont des étudiant.e.s comme les autres. Il faut agir rapidement pour que notre formation soit dispensée à tou.te.s de manière égale.

Malgré plusieurs mois de concertation, les mêmes problématiques perdurent. Puisque nous ne sommes pas écoutés alors nous nous ferons entendre le jeudi 10 décembre à Paris. »

*Etudiant.e.s en soins infirmiers, Étudiant.e.s Infirmier.e.s Anesthésistes, Étudiant.e.s Infirmier.e.s de Blocs Opératoires, Étudiant.e.s Infirmier.e.s Puéricult.eur.rice.s, Etudiant.e.s Infirmiers en Pratique Avancée

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