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La Région Île-de-France met en place une expérimentation pour évaluer une nouvelle technique de dépistage de la Covid-19 grâce aux capacités olfactives du chien (Communiqué)

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La Région Île-de-France, l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, avec l’appui  de la Croix Rouge Française, d’Île-de-France Prévention Santé Sida et des SDIS des départements 60 et 78, unissent leurs efforts pour faire avancer la recherche sur le dépistage de la Covid-19.

Les chiens ont démontré leur aptitude à identifier certaines pathologies humaines. Ce constat a conduit l’École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA) à expérimenter leur capacité de détection de la Covid-19, dans le cadre du projet Nosaïs-Covid19lancé en mars 2020 par le Pr Dominique Grandjean. Des échantillons de transpiration axillaire sont ainsi recueillis via des compresses qui sont ensuite reniflées par les chiens. L’enjeu est donc de confirmer scientifiquement cette capacité des chiens à détecter une signature olfactive de la covid-19.

Depuis le début de la crise, la Région Île-de-France est pleinement mobilisée pour renforcer les moyens de dépistage sur le territoire et lutter contre les inégalités d’accès. Dans le même temps, la Région agit en faveur de l’innovation, en soutenant les entreprises franciliennes et en permettant le déploiement d’expérimentations inédites, à l’instar de cette expérimentation de dépistage par des chiens renifleurs. C’est pourquoi la Région Île-de-France a été à l’initiative de cette évaluation de l’efficacité du dépistage par les chiens, qu’elle finance à hauteur de 25 000 euros. Cette expérimentation s’ajoute à de vastes opérations de dépistage menées depuis le mois d’août 2020 au plus près des besoins des Franciliens.

Cette expérimentation a été intégrée à l’étude SALICOV AP-HP. Cette dernière vise à évaluer l’intérêt et la fiabilité du prélèvement salivaire par rapport au prélèvement nasopharyngé. SALICOV AP-HP est coordonnée par le Pr Jean-Marc Treluyer, responsable recherche clinique et pharmacologie AP-HP. Centre-Université de Paris et menée par des équipes de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris.

Dans le cadre de cette expérimentation qui sera conduite sur deux à quatre semaines environ, chaque personne volontaire (au sein de l’EnvA, des centres de formation d’apprentis de la Région, de l’Université Paris Est Créteil ou encore au sein de centres de dépistage) se verra proposer un test PCR nasopharyngée, un test PCR salivaire et un test olfactif canin. À cet effet, 5 chiens du SDIS78, un chien du SDIS60 et trois chiens spécialisés, venus en renfort des Emirats Arabes Unis et formés aux méthodes Nosaïs, seront présents en Ile-de- France entre le 10 et le 24 février 2021 afin de mener les détections. L’objectif est d’atteindre 2 000 prélèvements, ce qui permettrait de statuer sur l’efficacité canine dans la détection de la covid-19, avec pour objectif la validation de cette technique par les autorités sanitaires.

Ces techniques de dépistage innovantes ont d’ores et déjà débutés dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur d’Île-de-France :

–          15 février : École nationale vétérinaire d’Alfort

–          17 février : Faculté des Métiers de l’Essonne

–          19 février : Université Paris-Est Créteil

Pour organiser les opérations de prélèvement dans ces différents lieux, les équipes de COVISAN AP-HP seront mobilisées sur le terrain ainsi que celles du SDIS 60, du SDIS 78, de la Croix-Rouge française et d’Île-de-France Prévention Santé Sida. C’est un gros effort des SDIS, car les chiens restent opérationnels ainsi que leur maitre. En effet, ces chiens sont des chiens de recherche de personne sous les décombres, ensevelie, mais également de recherche de personne disparue et en danger.

Aujourd’hui, ces chiens sont également utilisés dans le dépistage du COVID dans les casernes de sapeurs-pompiers, afin d’isoler très rapidement un sapeur-pompier malade.

Cette conjonction assez inédite de ces acteurs rend aujourd’hui possible une expérimentation scientifique à grande échelle, qui sera la première en France d’une telle ampleur.

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