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La FNSIP-BM dit non à la prolongation du semestre pour les internes, « une mesure de communication inefficace et inadaptée à la réalité du terrain » (Communiqué)

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La Fédération Nationale des Syndicats d’Internes en Pharmacie et Biologie Médicale et les fédérations représentant les étudiants en santé ont été consultées mercredi soir par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et leur avis a été demandé concernant la possibilité d’allonger le semestre en cours, d’un mois pour tous les internes. Suite à la consultation de notre Conseil d’Administration et des internes, l’avis est unanimement défavorable, en cohérence avec les internes des autres spécialités médicales. En effet :

  • Il n’y a eu aucune anticipation de la part des ministères, la décision sera prise dans la précipitation, et ce, alors que les chiffres de Santé Publique France décrivent depuis plusieurs semaines une augmentation de la tension hospitalière. Le rallongement du semestre doit être anticipé pour des raisons d’organisation pratique que ce soit, pour les internes (problématiques de logement, de projets de vie personnel, …), ou pour les établissements de santé (choix de stages déjà réalisés et changements d’équipe déjà programmés).
  • La prise en charge de la COVID-19 est désormais connue et des protocoles ont été mis en place. L’arrivée des internes dans les services en est facilitée et l’impact des changements de semestre minimisé. Le dernier changement de semestre n’a d’ailleurs posé aucun problème.
  • La formation des nouveaux internes à un impact certain pour les services sous tension. Mais cette situation ne concerne pas l’ensemble des spécialités, ni l’ensemble des établissements de santé du territoire. Certains services témoignent même d’une diminution de l’activité en période de confinement. Il est donc inadapté de prendre une décision pour l’ensemble des étudiants de 3e cycle : les internes méritent mieux que ça.
  • Les procédures administratives de réaffectation n’ont pas du tout été repensées depuis un an. Leurs lourdeurs ont empêché, lors de la première vague, beaucoup de réaffectations. Les internes ne doivent pas payer le manque de souplesse du système français.
  • L’épuisement psychologique des internes est certain et le prolongement de leur semestre ne sera pas sans conséquence. La diminution de la qualité de formation sera notable puisque le semestre d’été ne durera que 5 mois (pour la deuxième fois consécutive), dont deux mois en période estivale. Nous ne comprenons plus les ajustements en urgence alors que la crise a débuté il y a plus d’un an.Nous avions soutenu cette mesure lors de la première vague, en raison d’une crise sanitaire inédite, mais cette fois-ci, les internes ne l’acceptent pas. La gestion de la crise à court terme ne justifie pas ce manque d’anticipation et aura comme résultat une balance bénéfice/risque défavorable pour les établissements et pour les internes.

    Pouvoir annoncer au grand public par la suite que tout aura été fait pour endiguer la crise, même prolonger le semestre des internes, serait certainement un plus pour la communication du gouvernement. Mais cette mesure n’est ni adaptée, ni justifiée ! Après un an de crise sanitaire, des mesures moins disproportionnées et plus cohérentes doivent désormais être prises ! Nous demandons donc des procédures de réaffectation moins lourdes, ce qui optimisera l’énergie dépensée dans la gestion de cette nouvelle vague, bien plus que de mettre en place un prolongement de semestre pour plus de 35 000 internes.

    Contact presse : president@fnispbm.fr

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