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Prolapsus génital de la femme : comment améliorer sa prise en charge ? (Communiqué)

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Encore tabou et pourtant fréquent, le prolapsus génital nécessite une prise en charge adaptée. Suite à la restriction d’utilisation des implants pelviens, la HAS publie aujourd’hui une recommandation qui définit les bonnes pratiques de la prise en charge du prolapsus génital féminin. Elle insiste sur la nécessité de délivrer une information complète aux patientes et d’associer ces dernières à leur prise en charge via une décision médicale partagée.

Le prolapsus génital plus connu sous le nom de « descente d’organes » se caractérise par le glissement vers le bas, dans le vagin, d’un ou plusieurs organes pelviens. Cette pathologie gênante voire invalidante touche entre 30% et 50%¹ des femmes de tous âges et ses causes sont plurielles : grossesses, accouchements multiples ou encore ménopause.

Globalement, on estime que 10% à 20% des prolapsus sont pris en charge chirurgicalement, avec notamment la pose d’un implant pelvien visant à soutenir les organes qui s’affaissent. Mais certains de ces implants ont entrainé des complications chez des patientes opérées : douleurs et infections notamment. Dans de nombreux pays, les autorités sanitaires ont alors réévalué ces implants et leur utilisation a été restreinte.

En France, ces implants ont fait l’objet d’une surveillance renforcée de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Le législateur a en outre imposé qu’à compter du 22 février 2019, ces dispositifs obtiennent un avis favorable de la commission de la HAS en charge de l’évaluation des dispositifs médicaux (CNEDiMTS) avant toute utilisation sur le marché français. Aujourd’hui aucun des implants par voie basse évalués pour le traitement chirurgical du prolapsus n’a été validé, leur utilisation est suspendue, hormis dans le cadre d’études cliniques. Les implants par voie haute, eux, sont en cours d’évaluation et feront prochainement l’objet d’un avis de la HAS.

Dans ce contexte, le ministère en charge de la Santé a saisi la HAS pour réévaluer la stratégie de prise en charge thérapeutique globale du prolapsus. Elle publie donc une recommandation de bonne pratique visant à aider les professionnels de santé à proposer des solutions thérapeutiques adaptées aux patientes souffrant d’un prolapsus génital pour en diminuer les symptômes tout en évitant la survenue d’effets indésirables ou de complications.

Lire le communiqué

Service de presse HAS : contact.presse@has-sante.fr

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