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Rapport de l’Igas sur l’évolution de la profession de sage-femme : « un constat assez juste dans sa globalité, des propositions inadmissibles », estime l’ONSSF (Communiqué)

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Une longue gestation, un espoir pour toutes les sages-femmes de France, le rapport de l’IGAS : un constat assez juste dans sa globalité, des propositions inadmissibles tant dans leur application concrète que dans leur argumentaire paternaliste, sexiste et patriarcal. Nous connaissons les influences qui ont poussé à de tels propos.

Le 13 septembre, les conseillers du Ministre des Solidarités et de la Santé ont tracé les contours de l’arbitrage qui nous sera présenté jeudi par Olivier Véran et Adrien Taquet.

Concernant la formation, malgré une demande unanime de la profession, malgré des compétences élargies depuis 20 ans, malgré une enquête aux résultats inquiétants sur la santé des étudiants, la réorganisation des études est soumise à des travaux complémentaires dépendants du Ministère français de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation. Or, ce dernier “ne se sent pas concerné” (sic) par cette problématique. La demande d’allongement de la durée d’études se transformerait plutôt en une révision des contenus, dégradant ainsi la qualité de la formation.

Enfin, l’universitarisation et la question du statut des enseignants devra attendre un prochain gouvernement…

Les travaux sur les compétences se limiteraient, en 2022, à décliner la loi « Rist » et à respecter les mesures sur l’accompagnement global à la naissance prévues dans notre dernier avenant. Il y aurait un engagement à mieux communiquer sur le rôle des sages-femmes auprès des usagers et des professionnels de santé. Tout cela a le goût et l’odeur de 2014 !

L’insécurité grandissante dans les maternités, par manque d’effectifs, par volonté politique de reléguer la périnatalité et la santé des femmes au second plan, n’aura pas non plus suffi à faire reconnaître nos compétences et revaloriser notre profession.

Le Ministre ne retiendra pas la proposition d’un statut spécifique hors fonction publique hospitalière. Il n’y aura pas de modification du statut des sages-femmes à l’hôpital.

Les sages-femmes restent dans un entre deux, dans un statut “ni-ni”, elles sont priées de continuer à assumer leurs responsabilités avec une assimilation aux paramédicaux qui nous semble encore plus affirmée.

Ainsi, les revalorisations salariales seront négociées par les organisations syndicales. Exit les représentants de la profession !

Il n’a pas été question des sages-femmes contractuelles à l’hôpital public, des salariées du privé et  des territoriales !

C’est insultant pour les femmes, les hommes et les citoyens que nous sommes.

Notre Organisation syndicale ne transigera pas sur l’accès au statut des personnels médicaux à l’hôpital ni sur la nécessité d’une sixième année de formation et l’ accès à une thèse d’exercice.

Nous aurons confirmation de nos craintes en assistant à la visioconférence de ce jeudi.

Nous invitons les sages-femmes à massivement faire part de leur colère en amont de cette rencontre.

Contact : secretariat@onssf.org

 

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