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Le CII estime que la consultation en Suisse sur les salaires et les conditions de travail des infirmières lors du référendum national devrait servir de catalyseur pour des mesures à l’échelon mondial (Communiqué)

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Le Conseil International des Infirmières (CII) soutient les infirmières en Suisse dans leur démarche pour obtenir, par référendum au niveau national, de meilleurs salaires, une meilleure formation et de meilleures conditions de travail, et appelle d’autres pays à donner à leur population la possibilité de s’exprimer sur l’intérêt et l’avenir des soins infirmiers.

Howard Catton, le Directeur général du CII, a déclaré que le référendum suisse revêt une grande portée internationale, car les circonstances à l’origine de ce référendum sont le lot de nombreux pays dans le monde.

Il s’agit notamment de la grave pénurie d’infirmières, qui se répercute sur la sécurité des patients, du défaut de reconnaissance de la valeur des infirmières pour les sociétés, de la stagnation ou de la baisse des salaires en termes réels et de l’absence de perspectives professionnelles.

M. Catton a déclaré :

« Les infirmières à travers le monde ont le sentiment qu’on les ignore. Elles sont exténuées par la lutte actuelle contre la pandémie et fatiguées des mots creux des personnalités politiques non suivis d’effets ou d’investissements dans les soins infirmiers. C’est pourquoi nous assistons d’une part à une recrudescence des manifestations, des conflits et des actions syndicales, et d’autre part à une augmentation inquiétante du nombre d’infirmières quittant la profession. »

« Le CII soutient les infirmières en Suisse, qui passent par le système référendaire de leur pays, pour interroger directement la population sur la valeur qu’elle leur accorde. Elles déclarent ‘À la population de décider’ car elles estiment que cette dernière connaît leur vraie valeur. Le grand public sait que s’il n’y a pas assez d’infirmières et que ce seront donc leurs proches et les membres de leur famille qui devront intervenir pour assurer les soins. »

« La pandémie nous a montré les faiblesses et les carences de nos systèmes de santé et de nos sociétés, mais elle nous a également révélé un grand sens de la solidarité et du consensus sur les choses les plus importantes dans la vie et ce qui compte vraiment ; c’est la raison pour laquelle le grand public et les agents de santé peuvent, ensemble, être une force motrice et bénéfique de changement. »

L’initiative populaire en Suisse, dont on connaîtra l’issue le 28 novembre, porte sur des propositions visant à améliorer le sort des infirmières en Suisse, à savoir :

  • Veiller à ce que le pays et ses cantons parviennent à l’autosuffisance en nombre d’infirmières diplômées pour faire face à la pénurie actuelle de personnels infirmiers.
  • Renforcer la formation professionnelle continue et les possibilités d’évolution de carrière.
  • Étendre les prérogatives des infirmières en matière d’établissement d’ordonnance afin qu’elles ne soient pas tenues de les faire contresigner par un médecin.

D’après l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), l’initiative vise à garantir que la proportion d’infirmières par rapport aux patients préserve la qualité des soins infirmiers, la sécurité des patients et l’usage efficace des ressources, et permette également l’épanouissement professionnel et la fidélisation des personnels expérimentés.

Sophie Ley, la Présidente de l’ASI, a déclaré que la COVID-19 est un poids supplémentaire sur les épaules des infirmières, déjà fatiguées et surchargées de travail, qui augmente le risque d’erreurs susceptibles de mettre les patients en danger.

« Les infirmières travaillent à plein régime depuis longtemps, elles sont au bord de la rupture et quittent la profession car elles ne voient aucune perspective d’amélioration. La COVID-19 a encore augmenté la charge de travail de nombreuses infirmières. »

Le Gouvernement suisse a réagi au vote de l’initiative par une contreproposition, qui, selon lui, abordent les problématiques relatives à la formation professionnelle continue et accordent davantage d’autonomie aux infirmières dans leur travail.

 

Contact :

madarasz@icn.ch

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