Les kinésithérapeutes étaient 5 000 à manifester le 1er juillet dans les rues de Paris. Réunis au « Village des #SoignantsTrahis » près de l’Assemblée, les kinésithérapeutes ont interpellé de nombreux députés au sujet de la suspension de leurs revalorisations. Cette démonstration de force, en moins de 10 jours et malgré la canicule, témoigne de la colère de toute une profession, qui se sent méprisée par les pouvoirs publics.
Automatique, cette suspension prévue par la loi peut cependant être négociée, pour permettre le versement des revalorisations dès cet été. Reçue par le ministre de la Santé avec une délégation représentative des différentes professions libérales de santé, la FFMKR a cependant constaté l’absence de volonté du Gouvernement de répondre aux besoins des kinésithérapeutes.
Le Gouvernement a fermé la porte à cette possibilité, et n’a pas tracé de perspectives financières concrètes pour la profession. Les autres revendications intersyndicales (accès direct généralisé, possibilité de facturer des compléments d’honoraires) ne figurent toujours pas à l’agenda de l’exécutif.