La baisse drastique des remises sur les génériques, telle qu’envisagée par le Gouvernement, priverait le réseau officinal de ressources vitales pour assurer ses missions et préserver le maillage.
L’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) appelle à amplifier la mobilisation des pharmaciens, dans le prolongement de la manifestation intersyndicale d’hier. Il s’agit de dire « stop » à ce projet dévastateur pour l’accès des patients aux soins de proximité :
• Par l’envoi massif de courriers aux députés et sénateurs de toutes les régions
• Par la grève des gardes de nuit et de week-end et le passage en “mode dégradé” avec la CPAM.
« Lorsque ni les défilés, ni les simulacres de concertation, ni la voie conventionnelle ne permettent d’être entendus, il faut changer de méthode et entrer en guérilla », estime Christophe Le Gall, président de l’UNPF.
Sous prétexte d’économies, le Gouvernement a annoncé vouloir amputer de moitié le plafond des remises commerciales sur les médicaments génériques (de 40% actuellement à entre 20 et 25%). Un même taux sacrifié s’appliquerait aux médicaments hybrides tandis que les biosimilaires se verraient gratifiés d’un plafond de 15%, très insuffisant pour permettre à cette substitution de décoller, alors qu’elle pourrait générer des économies considérables pour la collectivité.
- Christophe Le Gall, Président de l’UNPF : c.legall@unpf.eu
- Anne Myon, Communication : amyon.communication@gmail.com
- Guillaume de Chamisso, Relations Médias : guillaume.dechamisso@gmail.com –