Mardi 9 décembre 2025, les projets de décret et d’arrêté relatif au diplôme d’État d’infirmier, portant le nouveau référentiel de formation et une mise en œuvre à la rentrée 2026, seront présentés au Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP) et au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER).
À cette occasion, le CEFIEC (Comité d’entente des formations infirmières et cadres), la FNESI(Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières), le CoFECSI (Collège Français des Enseignants-chercheurs universitaires en sciences infirmières) et les membres de lasection 92 Sciences infirmières du Conseil National des Universités expriment publiquement leur soutien à cette réforme structurante et appellent les instances consultatives à émettre un avis favorable.
Une réforme nécessaire, attendue par la profession et les étudiants
Le référentiel actuel, en vigueur depuis 2009, n’est plus adapté aux besoins de santé, à l’évolution des pratiques infirmières ni aux exigences européennes, en particulier sur le volume global de formation et l’articulation théorie–clinique.
Les organisations signataires saluent ainsi :
● La mise en conformité avec la directive européenne en portant la formation à un volume global renforcé, dont une part accrue d’enseignements cliniques ;
● La structuration du nouveau diplôme d’État d’infirmier autour de domaines de compétences lisibles, renforçant la compréhension des acquisitions pour les étudiants, les employeurs et les patients ;
● La cohérence d’ensemble avec l’évolution du cadre réglementaire infirmier, qui reconnaît le diagnostic infirmier, la consultation infirmière et une plus grande autonomie professionnelle.
Un pas décisif pour les sciences infirmières et l’universitarisation
Cette réforme consolide l’ancrage universitairede la formation socle infirmière, attendu de longue date par les étudiants, les formateurs et les enseignants-chercheurs.
Les signataires soulignent notamment :
● Le renforcement du lien formation–pratique–recherche, indispensable pour développer des soins basés sur les données probantes et soutenir le développement des sciences infirmières ;
● Une meilleure progression curriculairedes compétences cliniques, pédagogiques et réflexives, en lien avec les besoins des territoires et les différents secteurs d’exercice ;
● La possibilité de parcours mieux lisibles tout au long de la carrière (licence–master–doctorat, pratiques avancées, spécialités infirmières).
Des conditions de mise en œuvre à garantir
Le CEFIEC, la FNESI, le CoFECSI et les membres de la section 92 du CNU soutiennent une mise en place de la réforme à la rentrée 2026, avec la demande que ces textes paraissent dans les plus brefs délais afin de disposer d’un temps suffisant de préparation.
Ils rappellent cependant que l’ambition pédagogique du décret et de l’arrêté ne pourra se traduire en réalité qu’à plusieurs conditions :
● Un calendrier de mise en œuvre réaliste, co-construit avec les IFSI, les universités et les régions ;
● Des moyens humains et financiers dédiés pour les instituts de formation, les équipes universitaires et les lieux de stage ;
● Un accompagnement des équipes pour adapter les maquettes, les dispositifs d’évaluation, la simulation en santé et l’encadrement clinique ;
● Une attention particulière à la qualité de vie des étudiants, à la lutte contre la précarité étudiante et au respect des droits en stage.
Les enseignements de l’enquête nationale du CEFIEC sur l’universitarisation menée cet automne auprès de 132 IFSI viennent utilement conforter les attentes exprimées par les signataires : l’universitarisation constitue une opportunité majeure pour la reconnaissance disciplinaire des sciences infirmières, à condition de garantir un pilotage partagé et des moyens humains, financiers et pédagogiques à la hauteur des enjeux. Il est rappelé avec constance que cette transformation ne pourra réussir sans un investissement fort de l’État et des tutelles.
Les organisations signataires sont satisfaites de l’évolution des projets de textes réglementaires après les temps de concertation, tant sur les responsabilités partagées entre les universités et les IFSI, que sur le contenu pédagogique.
Appel solennel au HCPP et au CNESER
Convaincus que ces textes représentent une opportunité historique pour la profession infirmière, le CEFIEC, la FNESI, le CoFECSIet les membres de la section 92 sciences infirmières du CNU, appellent solennellement le HCPP et le CNESER, à émettre un avis favorable.
Cette réforme est une condition majeure pour répondre aux besoins de santé de la population, renforcer l’attractivité des études et de la profession infirmière, et reconnaître pleinement la contribution des infirmières et infirmiers au système de santé.
Le décret et l’arrêté doivent être publiés dans les meilleurs délais afin de ne pas mettre en difficulté les universités et les IFSI dans sa mise en œuvre.
Signataires :
- CEFIEC – Comité d’entente des formations infirmières et cadres
- FNESI – Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières
- CoFECSI – Collège Français des Enseignants-chercheurs universitaires en sciences infirmières
- Membres de la section 92 « Sciences infirmières » du Conseil National des Universités
Contacts presse :
- CEFIEC: president@cefiec.fr ; sdevil@aurasicommunication.com
- FNESI: presse@fnesi.org
- CoFECSI : aurore.margat@univ-paris13.fr
- Section 92 Sciences Infirmières CNU : sebastien.colson@univ-amu.fr