A la suite de l’adoption du PLFSS en nouvelle lecture, Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa, confédération des acteurs privés du grand âge, réagit :
« Le Synerpa salue l’esprit de responsabilité des parlementaires qui a permis d’aboutir au vote du PLFSS avant la fin de l’année. Le Parlement a su dégager un consensus pour apporter un minimum de stabilité au secteur du grand âge, indispensable pour faire face aux besoins croissants en matière d’accompagnement.
Si le vote de ce PLFSS permet de sortir de l’impasse immédiate, le Synerpa alerte sur l’impact de la réduction des allégements de charges pour les employeurs : une mesure qui alourdit encore le coût du travail et fragilise davantage les établissements.
Le Synerpa alerte également sur la persistance de mécanismes de régulation devenus contre-productifs, tels que la modulation de la dotation soins ou la réserve prudentielle, qui pénalisent injustement les structures et limitent leur capacité d’investissement à horizon 2030.
Au-delà de l’urgence immédiate, la situation du grand âge exige désormais que les pouvoirs publics travaillent à des solutions de long terme pour répondre au défi de la transition démographique. Le Synerpa porte des solutions concrètes qui peuvent être mises en œuvre avant 2027 : évolution équitable et pluriannuelle de la dotation soins (indexée sur l’ONDAM), élargissement du forfait soins aux métiers médico-techniques, suppression des mécanismes de modulation et de réserve prudentielle – devenus des freins injustifiés pour des structures déjà fragilisées –, augmentation du tarif plancher pour le secteur du domicile à la hauteur des besoins réels. Ces mesures sont indispensables à la qualité de l’accompagnement, à l’efficience de la filière, mais aussi sources d’économies pour la collectivité. »
Contact presse : Alice Barny, Havas Paris, alice.barny@havas.com