À l’occasion de la Semaine européenne de prévention et de dépistage des cancers du col de l’utérus (du 26 au 31 janvier 2026), la Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale (SFCPCV) rappelle une réalité essentielle : le cancer du col de l’utérus est, dans la grande majorité des cas, évitable grâce à deux mesures complémentaires, la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et le dépistage.
En France, ce cancer concerne encore 3 159 nouveaux cas diagnostiqués en 2023 et reste responsable d’environ 1 100 décès par an (836 décès en 2022), malgré l’existence d’outils de prévention efficaces.
Vaccination HPV : protéger tôt, rattraper jusqu’à 26 ans
La vaccination anti-HPV constitue la prévention la plus en amont. Elle est recommandée chez les filles et les garçons de 11 à 14 ans (schéma à 2 doses), et en rattrapage jusqu’à 26 ans révolus (schéma à 3 doses) pour les jeunes non vaccinés. La vaccination est également proposée gratuitement au collège (notamment en classe de 5ᵉ), avec autorisation parentale, afin de faciliter l’accès à cette protection.
Dépistage : un programme organisé, et désormais des modalités facilitantes
La vaccination ne remplace pas le dépistage. Le programme national de dépistage organisé concerne les femmes de 25 à 65 ans : cytologie entre 25 et 29 ans (tous les 3 ans après deux examens annuels normaux), puis test HPV-HR entre 30 et 65 ans (tous les 5 ans).
Pour renforcer la participation, l’auto-prélèvement vaginal est une modalité alternative : un kit pourrait ainsi être adressé lors de la seconde relance chez les femmes de plus de 30 ans n’ayant pas répondu aux invitations à se faire dépister. Mais le parcours de ces femmes serait différent ; en cas de test HPV-HR positif, un prélèvement cervico-utérin chez un professionnel de santé reste indispensable pour la suite du parcours et en particulier avant d’indiquer une colposcopie.
Un objectif partagé : aller vers l’élimination
Au niveau international, l’OMS fixe une trajectoire d’élimination du cancer du col comme problème de santé publique, avec les cibles « 90%-70%-90% » d’ici 2030 (vaccination, dépistage performant, prise en charge adaptée). Dans cette dynamique, la SFCPCV réaffirme son engagement à promouvoir une prévention accessible, fondée sur des pratiques de qualité, et à soutenir les professionnels dans la mise en œuvre du dépistage et de la prise en charge des lésions liées aux HPV.
A propos de la SFCPCV :
La Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale est une association née en France en 1977 et régie par la loi du 1er juillet 1901. L’association regroupe tous les praticiens de santé qui s’intéressent à la prévention du cancer du col de l’utérus. Son but est d’émettre des recommandations concernant le dépistage du cancer et des lésions précurseurs du col utérin, la pratique de la colposcopie, la prise en charge des lésions dépistées. La SFCPCV participe majoritairement à l’enseignement de la colposcopie et de la pathologie cervico-vaginale en France. Elle a pour objectif de mettre en œuvre une assurance qualité dans la prise en charge des précurseurs du cancer du col mais aussi d’étendre l’influence de l’école Française dans les pays francophones en Europe et dans le monde en collaboration avec la Fédération Européenne de Colposcopie (EFC) et la Fédération Internationale (IFCPC).
Site Internet : http://www.societe-colposcopie.com/
Contact presse : Delphine Sebah – delphine@stefiz.com