La SFAP prend acte du rejet par le Sénat du texte visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Ce vote confirme qu’à ce stade du processus parlementaire, une telle évolution législative ne rassemble pas de majorité.
Les débats sénatoriaux ont mis en évidence une ligne de fracture persistante, tant sur le plan éthique que sur les implications médicales, juridiques et organisationnelles de l’introduction d’un geste létal dans le champ du soin.
Dans le même temps, le Sénat a voté très largement une proposition de loi distincte relative à l’égal accès aux soins palliatifs, ce que la SFAP salue. En supprimant certaines dispositions symboliques mais inopérantes, le Sénat a également mis en lumière la réalité de ce texte : un cadre utile mais qui ne saurait, à lui seul, répondre aux carences structurelles actuelles de l’offre de soins palliatifs. Cette réalité explique notamment l’absence d’unanimité sur ce vote.
L’amélioration de l’accès aux soins palliatifs passera prioritairement par une volonté politique constante du Gouvernement, que le Parlement aura pour mission de contrôler.
Le développement des soins palliatifs constitue aujourd’hui le principal point de convergence transpartisane dans le débat sur la fin de vie. C’est sur ce socle commun que doivent désormais se concentrer les efforts publics, au service des patients, de leurs proches et des soignants.
La SFAP appelle enfin les responsables politiques, à l’Assemblée nationale et au Sénat, à prendre en compte le clivage profond et persistant sur la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté manifesté par le vote d’aujourd’hui.
Contact presse : relations.publiques@sfap.org
Qu’est-ce que la SFAP ?
Créée en 1989, la SFAP, Société Française d’Accompagnement et de Soins palliatifs, est une association reconnue d’utilité publique. Elle représente plus de 10 000 soignants impliqués dans les soins palliatifs et 350 associations regroupant plus de 6 000 bénévoles d’accompagnement. La SFAP est une société savante qui développe les savoirs, les pratiques et la recherche dans les domaines de la médecine palliative, des soins et de l’accompagnement de la fin de vie.