ÇA SUFFIT ! NOUS NE LÂCHONS RIEN.
LETTRE OUVERTE
À Monsieur le Premier ministre,
Aux ministres en charge de la Santé, des Finances, du Travail et du Numérique,
Aux parlementaires, élus locaux,
Aux autorités de tutelle,
Et à toutes celles et ceux qui tiennent debout notre système de soins : soignants, patients, aidants.
Madame, Monsieur,
Nous vous écrivons en plein week-end parce qu’il y a des moments où attendre revient à céder. Et nous ne céderons pas.
D’abord, une vérité simple : les soignants d’Asalée doivent être payés. Point.
Les rémunérations des infirmières, infirmiers, et salariés, en janvier 2026 ont été sécurisées et versées. Quand il y a le moindre écart, il est corrigé. Parce qu’on ne joue pas avec la vie des gens, et encore moins avec la paie de celles et ceux qui soignent, y compris les week-ends et les jours fériés.
Ensuite, une réalité grave : nous faisons face à une stratégie d’attaque.
Des tiers ont tenté de s’en prendre à l’argent destiné aux salaires, de créer la peur, de diffuser des rumeurs, d’impressionner, de fragiliser. Qu’ils assument : nous avons vu. Nous avons compris. Et nous avons décidé.
Ils ont franchi une ligne rouge. Alors nous répondons : ça suffit.
Nous ne sommes pas une cible facile. Nous sommes un corps.
ASALEE, ce n’est pas une structure abstraite. Ce sont des médecins, des infirmières et infirmiers, des médiatrices et médiateurs, des psychothérapeutes, des équipes d’ingénierie, et surtout : des patients et des aidants qui comptent sur nous.
Quand on attaque ASALEE, on attaque la possibilité même d’un soin humain, de proximité, dans la continuité, dans son intégralité, qui protège les plus fragiles au lieu de les abandonner à la loi du marché.
Alors oui : maintenant, c’est l’action.
Nous engageons toutes les voies juridiques nécessaires contre les auteurs de calomnies, d’usurpations, de diffamations, de faux et d’atteintes à la vie privée. Nous irons jusqu’au bout. Sans trembler. Sans nous excuser. Sans détourner le regard.
Nous engageons toutes les voies juridiques pour que ce qui est dû à Asalée soit payé sans délais désormais, et pour obtenir une convention 2026 -2028 qui assure la sérénité de notre exercice.
Mais qu’on ne se trompe pas : ce combat n’est pas seulement juridique. Il est politique.
Car lorsque des décisions administratives, des textes, des pressions, des manœuvres et des lâchetés mettent en danger une organisation de soins, c’est l’État qui est interpellé. Et quand l’administration obéit, la question devient : qui donne l’ordre ? Qui couvre ? Qui laisse faire ?
Nous demandons donc une réponse claire, au plus haut niveau.
Monsieur le Premier ministre, nous demandons à vous rencontrer dès le lundi 2 février 2026 après-midi. Si vous n’êtes pas disponible, nous rencontrerons votre cabinet, et toute personne que vous désignerez.
Et puisque la vérité n’a rien à craindre de la lumière : nos courriers, nos pièces, nos alertes, seront également communiqués à la presse. Parce que le pays doit savoir.
À celles et ceux qui soignent : nous lançons un appel.
Nous n’attendrons pas que “ça se tasse”. Nous ne ferons pas le dos rond. Nous ne nous diviserons pas.
Au contraire : nous allons nous rassembler. Nous allons compter nos alliés. Nommer les renoncements. Identifier les attaques. Et construire une force. Une force pacifique, légale, déterminée. l
Oui : une armée du soin. Une armée de blouses, de compétences, de terrain, de patients, d’aidants, d’ingénieurs. Une armée qui dit : vous ne prendrez pas ce qui protège les plus fragiles, la santé est un bien fondamental, inaliénable
À celles et ceux qui gouvernent : prenez vos responsabilités. Maintenant.
On ne “gère” pas la santé comme une ligne comptable. On ne “pilote” pas le soin en pressurant celles et ceux qui le rendent possible. On ne laisse pas l’ubérisation et la financiarisation précariser les métiers, casser les collectifs, faire reculer l’éthique, abîmer notre sécurité sociale solidaire.
Vous avez un choix : protéger ou abandonner. Assumer ou vous défausser. Agir ou vous cacher derrière des parapheurs.
À toutes et tous : rejoignez le mouvement.
- Venez aux temps d’échange et de mobilisation annoncés par le Conseil d’administration.
- Partagez un message de soutien. Faites du bruit, Faites-vous entendre, communiquez, rencontrez , expliquez , vous avez la conviction : partagez là.
- Patients, aidants : votre voix compte. Nous défendons votre accès à des soins dignes. Prenez place à nos côtés.
Et que notre mot d’ordre circule, comme un serment collectif :
“Tyen byen rèd ! Pa moli !”
Tenez bon. Ne lâchez pas.
Nous ne lâchons rien.
Parce que ce que nous défendons dépasse une structure : nous défendons l’idée même du soin.
Margot Bayart
Présidente d’ASALEE, médecin généraliste
Laurent Quessard
Vice-Président d’ASALEE, médecin généraliste
Jean-Luc Fièvre
Trésorier, Directeur Administratif et Financier ASALEE, médecin généraliste
Elodie Barbet
Trésorière adjointe, médecin généraliste ASALEE
Guillaume de Gardelle
Responsable de l’analyse des risques ASALEE, psychothérapeute, médecin généraliste
Pour nous soutenir : contact@asalee.fr
Oui ça suffit cette mascarade ! Les citoyens français en peuvent plus de voir leur système de santé s’effondrer alors que de réelles solutions existent ne serait-ce que pour améliorer la prévention primaire, la prévention chez nos plus jeunes, un meilleur accompagnement des pathologies chroniques etc …
Que cherche à faire le gouvernement ??? ASALEE doit sûrement faire de l’ombre à quelqu’un pour que les hautes sphères mettent autant de barrières dans les roues alors que c’est prouvé noir sur blanc que ASALEE réduit énormément le déficit de la sécurité sociale.
Nous ne sommes plus aveugles et une vague de ras-le-bol général va très certainement faire secouer le cocotier, faisant tomber tout ceux qui cherchent à s’enrichir sur le dos
des autres
Je suis Infirmière Asalee, je vois en moyenne 6 à 7 patient.es par jour,; Ils et elles me sont adressées pour des pathologies chroniques en effet, Diabète, Cholestérol, Tabac,… Mais en fait bien d’autres difficultés apparaissent lors de nos entretiens , car nous avons le TEMPS d’écouter nos patient.es, ce TEMPS si précieux et qui nous manque TANT dans les services de soin, les Ehpad, les collèges, je le sais, Je SUIS Infirmière.
C’est le 1er poste que j’occupe qui me permette de cheminer avec le patient et, qui, grâce à ce TEMPS d’écoute éclaircit sa problématique première, qui l’empêche de prendre soin de lui correctement.
Car si le slogan « mangez 5 fruits et légumes » suffisait, tous ces problèmes de santé en lien avec notre alimentation seraient résolus.
Mais l’alimentation, c’est bien plus que des connaissances.
C’est reliée, à un budget, à une convivialité, à une humeur, à pouvoir dire Non à ses proches, à des habitudes, à du plaisir,…
Aussi soigner les gens de façon qualitative et les accompagner vers des changements intimes nécessite ce TEMPS.
Ce n’est pas en 15mn de consultation que nos médecins généralistes peuvent élargir leurs entretiens. Ils répondent à une pénurie et se concentrent sur la symptomatologie, ils nous adressent leur patient afin de compléter et approfondir la prise en charge en vue d’autonomiser le patient. Ce partenariat est précieux et qualitatif pour nos patients. Ne faisons pas l’économie de cette prise en charge qui au final fera faire des économies à notre système de santé.