Si les membres de la Fédération de la biologie médicale (FBM) prennent acte de l’arrêté du 4 février 2026 modifiant les conditions de réalisation des examens de biologie médicale en dehors des laboratoires, ils estiment que le cadre mis en place à ce stade est à la fois imparfait et incomplet.
La biologie délocalisée a un réel intérêt, sachant qu’elle n’a de sens que comme complément exceptionnel à l’offre de biologie médicale réalisée par les biologistes et leurs équipes au sein de leurs laboratoires de biologie médicale.
En effet, 99 % de la population vivant en France a accès à un laboratoire de biologie médicale à vingt minutes ou moins de chez elle, dans un cadre de qualité contrôlé (100 % des laboratoires de biologie médicale sont accrédités) et pour un coût maîtrisé (1,5 % des dépenses de santé).
En ouvrant en grand les vannes de la biologie délocalisée, sans étude d’impact sur l’offre de soins et son coût, les membres de la FBM estiment que les pouvoirs publics ouvrent la boîte de Pandore pour répondre à une problématique marginale.