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Médecins : reprise d’un vrai dialogue conventionnel ? (Communiqué)

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Suite au courrier du directeur de la CNAM aux différents syndicatsun retour au dialogue conventionnel est acté mais la profession a été échaudée.

Les médecins généralistes assurent chaque semaine des millions d’actes, dans des conditions dégradées ;
Ils sont le premier rempart du système de santé. Ils absorbent les insuffisances de l’hôpital, des structures médico-sociales, de la psychiatrie, de la médecine du travail…
La confiance ne se décrète pas, elle se reconstruit.

Les travaux sur les arrêts de travail ne doivent pas transformer les médecins traitants en variable d’ajustement. Pas de mise sous objectifs obligatoires ni de  mise sous pression des médecins ; la responsabilité de la maitrise est collective (conditions de travail, prévention, organisation des fins de carrière, des mises en invalidité) et ne peut reposer sur les seules épaules des médecins traitants.

Améliorer l’accès aux soins, renforcer le dépistage et la prévention, coordonner le parcours, participer à la Permanence Des Soins Ambulatoire et au SAS, s’engager dans les CPTS et les MSP…
On ne peut pas exiger l’extension infinie des missions sans reconnaitre les limites humaines et organisationnelles.
La culpabilisation n’augmente pas l’offre de soins, mais alimente le burnout et dissuade les jeunes de s’installer.
Le nouveau Forfait Médecin Traitant 2026 ne pourra être crédible que s’il sécurise économiquement l’exercice et reconnait réellement la complexité croissante de celui-ci.

Les assistants médicaux mutualisés est une avancée qui n’efface pas les difficultés de ceux qui ont déjà embauché des assistants médicaux.
Ils doivent augmenter leur patientèle médecin traitant ET ne pas baisser leur file active pour pouvoir bénéficier des aides indispensables. Cela fait partie des injonctions contradictoires de la CNAM et fragilise la gestion des cabinets quand les aides sont supprimés la troisième année. Un avenant doit être élaboré sans délai pour traiter cette problématique.

Le Directeur de la CNAM s’est engagé à ne pas utiliser les articles 77 et 78 de la LFSS, ce que nous saluons, mais cela n’est pas très sécurisant à long terme.

A discuter aussi : les modalités d’application des GL2 (pas très claires), l’extension des GL3 au remplissage de  » via trajectoire », le paiement des ROSP et FMT aux médecins qui ont cessé leur activité en cours d’année 2025 (au prorata temporis).

Les Généralistes-CSMF défendront sans relâche le médecin traitant, qui doit demeurer la priorité absolue de la convention médicale.

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