Le déficit des régimes de base de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’est établi à 21,6 milliards d’euros en 2025.
Le solde est ainsi moins dégradé que ce qui était attendu dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui prévoyait un déficit de 23,0 milliards d’euros (contre 22,1 Md€ initialement prévus dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025). Cet écart de +1,4 milliard d’euros s’explique principalement par des dépenses inférieures à celles prévues. Les recettes se sont établies à un niveau globalement conforme à la prévision de la dernière LFSS, le coût plus élevé qu’anticipé des allègements généraux de cotisations ayant été compensé par davantage de recettes fiscales.
Alors que la reprise économique et la réduction des dépenses liées à la crise sanitaire ont été de puissants facteurs d’amélioration du solde entre 2021 et 2023, le déficit se creuse de nouveau depuis 2024. En 2025, comme en 2024, les comptes sociaux sont marqués par le ralentissement de l’inflation (+0,9% d’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac, après +1,8% en 2024), avec des recettes qui ralentissent simultanément, tandis que les dépenses ne réagissent que de façon retardée, conséquence des règles de revalorisation en vigueur. Par ailleurs, les recettes 2024 étaient soutenues par le transfert d’une fraction des recettes de CSG de la Cades à la CNSA, pour 2,6 milliards d’euros, facteur qui ne contribue plus à la croissance des recettes de 2025. En conséquence, le déficit des régimes de base de la sécurité sociale et du FSV s’est creusé par rapport à 2024 (15,3 milliards d’euros), en enregistrant une dégradation de -6,3 milliards d’euros sur un an.
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