Dans la perspective du sommet One Health à Lyon, le 7 avril, le Conseil économique social et environnemental publie une déclaration et des propositions d’actions.
Le CESE plaide pour une action plus résolue contre les inégalités sociales, territoriales et de genre en matière de santé liées à l’environnement.
Pour le CESE, la réussite de politiques et actions nationales et locales repose sur plusieurs piliers :
– partager et renforcer la culture du risque ;
– renforcer la place donnée à la santé- environnement dans la programmation et les financements stratégiques de la recherche ;
– éduquer et informer le grand public : en particulier en développant une culture de la prévention, en vulgarisant et en renforçant l’éducation à Une Seule Santé, dans ses différentes dimensions, dans les cursus scolaires et d’enseignement supérieur en lien avec le tissu associatif, en favorisant davantage la pensée systémique et l’éducation holistique ;
– s’appuyer davantage sur les savoirs expérientiels des habitants pour se former sur les territoires ;
– former les élues et élus, les professionnelles et professionnels, notamment celles et ceux définissant l’ensemble des politiques publiques, et les professionnelles et professionnels de tous secteurs, toutes et tous étant concernés par les interactions entre santé et environnement ;
– créer des espaces de concertation avec les parties prenantes, tant au niveau national que local. En particulier, le Groupe santé environnement national devrait être doté de moyens humains et financiers suffisants ;
– renforcer le rôle opérationnel et rendre obligatoires les Plans régionauxsanté-environnement et en prévoir les déclinaisons locales, par exemple en faisant évoluer les contrats locaux de santé en contrats locaux de santé-environnement.
Le CESE recommande de donner le pouvoir d’action aux collectivités territoriales ainsi qu’aux citoyens et citoyennes : l’approche en santéenvironnement ne se restreint pas à la coopération entre collectivités, agences de l’Etat et autres acteurs publics ou privés mais nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs, et notamment des habitants, en particulier les plus défavorisés, qui se révèle indispensable à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique en santé-environnement.
Le CESE recommande la construction d’un modèle européen commun en matière de santé reposant sur les valeurs de solidarité et de cohésion sociale et territoriale de l’UE, ses engagements internationaux (ODD) et intégrant systématiquement l’approche One Health/Une Seule Santé dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de toutes les politiques de l’Union européenne.
Le CESE préconise, pour développer la démocratie en santé dans l’UE, d’assurer une meilleure représentation des citoyennes et citoyens ainsi que de la société civile organisée dans le système de gouvernance des agences européennes de la santé.
De manière plus générale, la participation de la société civile à la mise en œuvre de One Health est pour le CESE nécessaire pour garantir la pertinence et la légitimité des décisions, intégrer les expériences de terrain, prendre en compte les réalités sociales et culturelles et s’assurer que les politiques sont adaptées aux besoins des populations.
Avec cette déclaration, le CESE marque sa volonté de contribuer à la mobilisation pour la concrétisation de l’approche One Health/Une Seule Santé.